En bref

À Neuilly-en-Thelle, les Business Women s'intéressent à l'équilibre des temps de vie

À l'occasion de son rendez-vous mensuel, qui s'est tenu à Neuilly-en-Thelle, le club Business Women a invité la coach en organisation et qualité de vie, Isabelle Muller, pour un atelier consacré à l'équilibre des temps de vie professionnels et personnels.

Le club Business Women, réseau professionnel 100 % féminin fondé par Annick Peltyn et repris depuis un an et demi par BGE Picardie, organise chaque mois des rencontres thématiques dans l'Oise. Ce 28 mai, à Neuilly-en-Thelle, l’évènement consacré à l'équilibre des temps de vie professionnels et personnels a réuni une dizaine de cheffes d'entreprise. «C'est une thématique qui est très régulièrement demandée par nos adhérentes», note Chloé Dybizbanski, référente du réseau Business Women.

Celle-ci a confié l'animation de cet atelier à Isabelle Muller, coach en organisation et qualité de vie, à la tête de l'entreprise Accent depuis une décennie. «Concilier sa vie professionnelle et personnelle est déjà un défi lorsque l'on est salarié, mais il est décuplé lorsque l'on est indépendant. Il est difficile de trouver ses repères et son rythme. On est tiraillé dans tous les sens» souligne la coach. À travers des échanges et un «mini coaching», Isabelle Muller a ainsi accompagné les participantes dans une réflexion autour de leur organisation et leurs objectifs.

Apprendre à gérer son temps

D'après les chiffres présentés par Isabelle Muller, 65 % des Français estiment ne pas avoir assez de temps, et 48 % ne pas partager assez de moments avec leurs proches. «Ce sont 80%des mères de famille qui trouvent qu'elles manquent de temps» pointe-t-elle. Si Isabelle Muller ne dispose pas d'outils magiques, elle encourage les participantes à se rapprocher de l'équilibre qui correspond à chacune.

 «Il est important de faire la différence entre le temps estimé pour effectuer une tâche, le temps nécessaire et le temps réel. Ce sont trois choses différentes» pointe la coach. Les cheffes d'entreprise ont ainsi été nvitées à apprendre à se défaire des voleurs de temps pour mieux gérer leurs plannings. «Lorsque l'on arrive à cela, il y a quelque chose de très satisfaisant, on se sent légère» ajoute celle qui préconise d'avoir deux lignes téléphoniques et deux agendas. «Il est important de séparer les choses, de se fixer des limites et de savoir faire une pause», insiste Isabelle Muller.

Bien vivre sa vie d’entrepreneuse

Des conseils et des échanges appréciés par les participantes, à l'image de Marine Leblond, doula et accompagnante périnatale dans le Compiégnois. «Bien vivre sa vie de business woman est une chose que je n'arrive pas encore à faire. Il est difficile de prendre du temps pour moi sans culpabiliser parce que ça empiète sur ma vie pro mais aussi sur ma vie de famille», confie celle qui s'est lancée en décembre.

De son côté, Sabina Idasiak, spécialiste en gestion de crise, rappelle que «L'entrepreneuriat est une forme de liberté. Mais il y a aussi une réalité économique : lorsque l'on doit tirer un revenu de son activité, on a tendance à tout sacrifier pour y arriver». Un avis nuancé par Sandra Le Goascogne, décoratrice d'intérieur et home organiser. «Pour moi, bien vivre sa vie de cheffe d'entreprise, c'est surtout être en accord avec ses valeurs. Aujourd'hui, je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus, c'est vraiment ça qui m'a fait aller vers l'entrepreneuriat», conclut-elle.