En bref
Disparition

Bourgogne-Franche-Comté : Décès du sénateur et ancien président de région François Patriat à 83 ans

Le sénateur de la Côte-d'Or et ancien président de la région Bourgogne François Patriat est décédé ce mercredi 19 août 2026 à l'âge de 83 ans au CHU de Dijon, des suites d'un grave accident de vélo survenu en juillet dernier. 


François Patriat lors d'une séance de travail au Sénat, le 23 janvier 2025 à Paris. © Ludovic MARIN

François Patriat lors d'une séance de travail au Sénat, le 23 janvier 2025 à Paris. © Ludovic MARIN

Cette figure de la vie publique bourguignonne, ancien ministre et leader des parlementaires macronistes au Sénat, venait tout juste d'annoncer son retrait prochain de la scène électorale après cinquante ans d'engagements multiples. Cette disparition marque la perte d’un acteur clé du développement et de l'influence économique du territoire bourguignon.

Un demi-siècle ancré au cœur des territoires bourguignons

Vétérinaire de formation, François Patriat s'était engagé en politique dès 1974. Véritable bâtisseur local, il a cumulé les fonctions de maire de Chailly-sur-Armançon, conseiller général et député de la Côte-d’Or. Son influence économique culmine lorsqu'il prend la présidence du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015, une période durant laquelle il a activement soutenu le tissu entrepreneurial, agricole et viticole régional. Ayant également exercé les fonctions de secrétaire d'État aux PME et de ministre de l’Agriculture sous le gouvernement Jospin, il maîtrisait parfaitement les leviers économiques de sa région.

Du socialisme au macronisme, une influence nationale continue

En 2016, sa trajectoire prend un tournant décisif lorsqu'il devient l'un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron. En quittant le Parti socialiste pour fonder et présider le groupe du Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) au Sénat dès 2017, il s'est imposé comme le relais stratégique de la politique présidentielle au Palais du Luxembourg. En juin dernier, soucieux d'éviter le « mandat de trop », l'octogénaire avait annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat aux sénatoriales de septembre, tout en réaffirmant sa fidélité au chef de l'État.

Le monde politique salue aujourd'hui un artisan infatigable du dialogue territorial, dont la bonhomie et le pragmatisme transpartisans laisseront un grand vide dans les paysages régional et national.