La majorité départementale, soutenue par l'ensemble des forces politiques, dénonce une méthode descendante où les collectivités doivent gérer, dans l’urgence, l’impact de décisions budgétaires prises à l'échelle nationale. Pour le secteur économique régional, l'organisation de cette carte scolaire est stratégique : elle conditionne l'attractivité des communes, l'implantation des familles et l'équilibre des bassins d’emploi. Les élus rappellent que la baisse démographique actuelle ne doit pas servir de prétexte à un retrait de moyens financiers ou humains. Au contraire, ils préconisent d’exploiter cette transition pour réduire le nombre d’élèves par classe et rehausser le niveau d’encadrement, actuellement inférieur aux standards des pays comparables.
Pour une gouvernance territoriale et partenariale de l'école
Le texte exige l'ouverture d’une réflexion globale intégrant l'ensemble des acteurs de terrain : enseignants, parents, entreprises locales, acteurs de la petite enfance et du sport. Le Département déplore le manque de considération envers le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), dont les votes d'opposition restent sans effet. En parallèle, Les décideurs locaux appellent à sanctuariser les transports scolaires, la mixité sociale et l'inclusion des profils fragiles (ULIS, SEGPA). L'objectif final est de lier le parcours éducatif aux futures filières professionnelles du territoire pour garantir l'insertion des jeunes.
En bloquant cette réforme subie, la Meurthe-et-Moselle rappelle à l'État que l'école publique reste le premier investissement de compétitivité d'un territoire en mutation.