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Économie

Conjoncture en Moselle : l’activité économique recule mais les créations d’entreprises bondissent au 1er trimestre 2026

Selon la note de conjoncture de l’Insee parue le 2 juillet 2026, l’activité économique de la Moselle enregistre un coup de frein au premier trimestre 2026, matérialisé par une baisse de 1,6% des heures rémunérées et un chômage en hausse. 

© DR.

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Le premier trimestre 2026 s’avère difficile pour le marché du travail en Moselle. L’emploi salarié y recule de 0,2%, une baisse similaire à celle observée en Meurthe-et-Moselle et dans le Bas-Rhin, tandis que le Haut-Rhin et les Vosges subissent des replis plus sévères. Les secteurs de l'industrie et de la construction payent le plus lourd tribut.

Ce ralentissement, provoqué par la crise de l’industrie et de la construction, frappe l’ensemble de la région Grand Est. Paradoxalement, le territoire mosellan profite d'un élan de dynamisme avec une forte accélération des créations d’entreprises.

Emploi en baisse et hausse du chômage dans le bassin mosellan

Cette atonie de l'emploi entraîne mécaniquement une dégradation du chômage. La Moselle fait partie des rares départements de la région, avec l'Alsace, où le taux progresse (+0,2 point) pour s'établir à 7,7% à l'échelle du Grand Est. La situation locale est toutefois contrastée : si des territoires comme Épernay affichent un taux inférieur à 5%, la zone d'emploi de Forbach franchit la barre inquiétante des 10%, rejoignant Charleville-Mézières parmi les secteurs les plus touchés.

Le volume de travail s'effondre mais l'entrepreneuriat résiste

Le signal le plus alarmant provient du volume d’heures rémunérées par les entreprises privées. En Moselle, l’indicateur plonge de 1,6% par rapport au premier trimestre 2025. Une baisse marquée, partagée avec la Meurthe-et-Moselle, les Vosges, le Haut-Rhin et la Haute-Marne, alors que la Meuse et la Marne résistent mieux.

Pourtant, face à cette morosité ambiante, l'esprit d'entreprise fait preuve d'une vitalité surprenante. Le Grand Est enregistre un boom de +13,5% des créations d'entreprises en glissement annuel, franchissant le seuil des 18 500 nouvelles immatriculations au cours du trimestre. La Moselle participe activement à cette dynamique, portée notamment par le secteur des services.

Reste à savoir si cette vague de nouvelles immatriculations suffira à compenser les pertes d'emplois industriels et à redynamiser durablement l'économie mosellane au cours des prochains mois.