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La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans l'IA

La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans le développement de l'intelligence artificielle afin que cette révolution profite aux Français, a annoncé Sébastien Lecornu mardi. 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Paris le 11 juin 2026 © STEPHANE DE SAKUTIN

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Paris le 11 juin 2026 © STEPHANE DE SAKUTIN

La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans le développement de l'intelligence artificielle afin que "cette révolution profite aux Français", a annoncé Sébastien Lecornu mardi, à la veille de l'ouverture à Paris du salon VivaTech dédié aux nouvelles technologies. Le programme public d'investissements dans l'innovation France 2030 consacrera "655 millions d'euros supplémentaires au développement de l'intelligence artificielle", a déclaré le Premier ministre dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux.

Ces investissements iront "soutenir les infrastructures, les capacités de calcul, la recherche, les entreprises et les filières industrielles", détaille-t-il, en souhaitant "que cette révolution profite aux Français", "protège notre souveraineté" et "renforce nos services publics". L'IA, les robots et la souveraineté numérique face aux géants technologiques américains et chinois seront au centre de la 10e édition du salon VivaTech, plus grand événement européen du secteur, qui s'ouvre à Paris mercredi jusqu'à samedi.

Suspensions américaines

Par ailleurs, Sébastien Lecornu a annoncé que le renseignement intérieur français (DGSI) avait décidé de rompre son contrat avec le géant américain de l'analyse de données Palantir, dont le cofondateur Peter Thiel est proche de Donald Trump. La DGSI a finalement "retenu" la société française ChapsVision.

L'administration Trump a ordonné la semaine dernière à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à "tout ressortissant étranger" l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5, invoquant la "sécurité nationale". Cette injonction de Washington a fait réagir plusieurs candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle, de Jordan Bardella à Jean-Luc Mélenchon en passant par Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau. Ils ont alerté contre une "guerre de l'IA", et le besoin d'indépendance face aux États-Unis.