Décalage dans le calendrier annoncé pour le projet d’usine de recyclage biologique de plastique PET du groupe auvergnat de biotechnologie, Carbios.
L’industriel vient d’annoncer que le closing du financement ne pourra pas intervenir à la fin de ce mois de septembre comme initialement prévu.
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«Nous espérons que le closing arrivera le plus tôt possible»
«Compte tenu du caractère particulièrement innovant et pionnier du projet qui implique de multiples parties prenantes, certaines d’entre elles poursuivent leurs travaux de due diligence. Ce temps d’instruction ne permet pas de tenir l’objectif préalablement annoncé d’un closing du financement d’ici le 30 septembre 2026, ce qui décale mécaniquement l’horizon prévisionnel de démarrage de production de l’usine», explique le groupe.
«Nous demeurons pleinement mobilisés et confiants dans notre capacité à réunir les conditions nécessaires à la sécurisation du financement de cette usine. Le closing prend plus de temps que prévu du fait de la présence de bon nombre d’acteurs. Cela ne remet nullement en cause le projet. Nous espérons que le closing arrivera le plus tôt possible», assure Benoît Grenot, le directeur général délégué de Carbios.
230 millions d’euros pour la construction
Fin mars, le groupe affirmait avoir franchi des étapes importantes dans la sécurisation du financement de ce projet. «Certains partenaires bancaires ont obtenu l’accord de leur comité de crédit, marquant une avancée significative dans le processus».
«Outre les aides publiques confirmées et conventionnées à hauteur de 42,5 millions d'euros, les financements de Carbios 54 - société créée pour opérer le projet - proviendraient de financements : en dette de partenaires bancaires garantis par des dispositifs de type GPS et EIFO, en fonds propres par plusieurs partenaires français, dans un schéma de type financement de projet. En fonds propres de Carbios, outre ses apports en nature (mise à disposition de la propriété intellectuelle et des travaux réalisés par Carbios en vue du projet)», expliquait le groupe fin mars.
«Ces apports de Carbios en feraient un partenaire minoritaire non contrôlant, de telle sorte que la dette et les résultats financiers de Carbios 54, entité exploitant l’usine, ne seraient pas consolidés par Carbios. Ce schéma, s’il se concrétise, permettrait de couvrir le coût de construction de l’usine estimé à 230 millions d'euros ainsi que l’ensemble des coûts liés au démarrage du projet».
Le groupe annonce faire un nouveau point à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels le 24 septembre prochain.
L’usine de Longlaville sera la première usine en Europe, voire dans le monde, à proposer cette technologie de recyclage biologique de plastique PET. Elle fait partie des 150 grands projets industriels souverains soutenus par l’État.
Carbios à la loupe
Carbios est une entreprise de biotechnologie qui développe et industrialise des solutions biologiques pour réinventer le cycle de vie des plastiques et textiles. Inspirée par la nature, Carbios conçoit des procédés biologiques à base d’enzymes pour déconstruire les polymères avec pour mission d’éviter la pollution plastique et textile, et d'accélérer la transition vers une économie circulaire. Ces deux technologies innovantes dédiées au biorecyclage du PET et à la biodégradation du PLA sont en phase de montée en échelle industrielle et commerciale. Carbios est soutenue par des marques prestigieuses des industries cosmétique, alimentaire et de l’habillement, en vue d’améliorer la recyclabilité et la circularité de leurs produits.