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G20 : malgré la fronde, Zuckerberg et Musk plaident pour davantage de datacenters IA

Les multimilliardaires Mark Zuckerberg et Elon Musk ont défendu mardi la construction de nouveaux centres de données et de centrales électriques pour les alimenter, lors d'une réunion de ministres du G20, en Caroline du Nord.

Elon Musk lors de son intervention à une réunion du G20, à Chapel Hill, en Caroline du Nord, le 1er septembre 2026 © Matt RAMEY

Elon Musk lors de son intervention à une réunion du G20, à Chapel Hill, en Caroline du Nord, le 1er septembre 2026 © Matt RAMEY

Les multimilliardaires Mark Zuckerberg et Elon Musk ont défendu mardi la construction de nouveaux centres de données et de centrales électriques pour les alimenter, lors d'une réunion de ministres du G20, en Caroline du Nord, consacrée aux bouleversements de l'intelligence artificielle. Leurs interventions surviennent en pleine fronde contre les centres de données aux États-Unis, sujet majeur des élections de mi-mandat en novembre. Une majorité d'Américains s'y oppose, selon les sondages, sur fond de hausse des factures d'électricité et de nuisances sonores.

Lundi, Donald Trump avait fustigé les opposants aux centres de données, les accusant de faire le jeu de la Chine et leur prédisant de finir arriérés et pauvres. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a estimé que leur construction apporterait des centaines de milliers et peut-être des millions d'emplois qualifiés.  Chez Meta, "nous ne trouvons pas les ouvriers qualifiés nécessaires pour construire les centres de données que nous essayons de bâtir", a-t-il dit. Elon Musk a de son côté alerté sur une crise d'approvisionnement électrique qui avantage la Chine : "Il y aura un déficit d'électricité significatif l'an prochain", a prévenu le patron de Tesla et SpaceX, qui estime que l'IA fera croître l'économie mondiale de 20 à 30% par an, soit 20 000 à 30 000 milliards de dollars.

La place de l'UE

Devant les représentants européens -- Allemagne, France, Italie et la vice-présidente de la Commission européenne Henna Virkkunen -, le milliardaire a réitéré ses critiques : les innovations, selon lui, devraient être légales par défaut, or dans l'UE les choses sont vues par défaut comme étant illégales, ce qui ne stoppe pas l'innovation mais la freine considérablement.

Le patron de Google DeepMind, Demis Hassabis, a prédit qu'une IA atteignant les compétences humaines aurait un impact dix fois supérieur à celui de la révolution industrielle, une immense chance à saisir mais de manière responsable.

Autorégulation ?

Washington espère obtenir un texte engageant à ne pas créer d'autorité de régulation de l'intelligence artificielle. Les "principes de Caroline" avanceraient, selon Bloomberg, plusieurs autres points : recourir aux régulateurs sectoriels existants plutôt qu'à une loi générale sur l'IA - à rebours de la démarche européenne - et favoriser une coopération entre Etats et entreprises pour tester les modèles. L'administration Trump privilégie pour l'heure l'autorégulation. Seul un décret du 2 juin prévoit, en théorie sur la base du volontariat, de soumettre les modèles les plus avancés à un examen fédéral avant leur commercialisation. OpenAI a confirmé lundi à l'AFP avoir soumis Astra, son prochain modèle, à cette évaluation.

Avec AFP