La venue de Léon XIV à Metz n’en finit pas de susciter l’enthousiasme mais aussi des débats endiablés. L’Union des familles laïques de Moselle (UFAL 57) et l’association Les Profanes ont saisi le tribunal administratif de Strasbourg pour contester les dépenses prévues par la municipalité messine dans le cadre de la visite du souverain pontife.
Au cœur du recours : les 250 000 euros d’investissement votés par le conseil municipal le 10 juillet dernier, qui doivent notamment permettre l’installation d’écrans géants dans des espaces publics afin de suivre la messe célébrée par le pape à la cathédrale Saint-Étienne.
L’intérêt public local au cœur du débat
Les deux organisations ne contestent pas la venue du pape ni la tenue de la célébration religieuse. Elles s’interrogent en revanche sur la notion d’«intérêt public local». La Ville de Metz défend en effet l’idée que les dépenses engagées ne financent pas directement le culte, mais permettent d’assurer l’accueil du public attendu, la retransmission de l’événement et l’organisation d’une journée qui devrait attirer plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Le maire François Grosdidier assume ainsi pleinement le dispositif et estime que la portée internationale de la visite justifie les moyens mobilisés par la municipalité. Le programme de la journée dépasse d’ailleurs la seule messe : Léon XIV doit participer le matin à une rencontre interreligieuse puis à un rendez-vous consacré aux racines de l’Europe, à la paix et à l’unité.