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Propos racistes de Carcassonne: pas de sanction disciplinaire contre le policier municipal, selon son avocat

L'agent de police municipale de Carcassonne, mis en cause après la publication d'un enregistrement audio de propos racistes et sexistes, n'a subi jusqu'ici "aucune sanction disciplinaire", a affirmé...
Le siège de la police municipale à Carcassonne,  le 9 septembre 2026 dans l'Aude © Ed JONES

Le siège de la police municipale à Carcassonne, le 9 septembre 2026 dans l'Aude © Ed JONES

L'agent de police municipale de Carcassonne, mis en cause après la publication d'un enregistrement audio de propos racistes et sexistes, n'a subi jusqu'ici "aucune sanction disciplinaire", a affirmé jeudi son avocat dans un communiqué.

"A ce jour, aucune sanction disciplinaire n'a été prononcée à l'encontre de notre client et aucune procédure pénale n'est engagée à son encontre", affirme Me Victor Lima, avocat du chef de patrouille, membre du Rassemblement national (RN), dont des propos racistes, sexistes et homophobes ayant suscité l'indignation ont été enregistrés à son insu.

Le maire RN de Carcassonne Christophe Barthès, élu en mars, a indiqué mercredi que "les protagonistes de cette affaire", intervenue fin 2025 avant son élection, seraient "suspendus immédiatement et sanctionnés".

Le parquet de Carcassonne a quant à lui indiqué mercredi mettre "en oeuvre les dispositions (...) permettant de suspendre puis de retirer les agréments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions d'honorabilité attachées à leurs missions".

De son côté, le policier municipal avait déposé plainte pour atteinte à la vie privée après avoir appris que sa conversation comprenant un flot d'insultes racistes avait été enregistrée en novembre 2025 dans la voiture de patrouille par une caméra individuelle déclenchée à l'insu des agents présents. Elle a été diffusée dans la presse mardi soir, suscitant l'indignation. 

Selon l'avocat, il s'agissait d'"une conversation strictement privée tenue entre collègues de travail comme il y en a tous les jours dans les entreprises" et qui "n'avait pas vocation à être portée à la connaissance de quiconque". A la suite de cette plainte pour atteinte à la vie privée, le parquet avait ouvert le 31 décembre 2025, une enquête "qui est toujours en cours", ajoute Me Lima.