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9e Nuit de la solidarité: hausse de 10% de personnes sans abris recensées à Paris

Le nombre de personnes sans solution d’hébergement recensées à Paris lors de la 9e Nuit de la solidarité dans la capitale et la métropole du Grand Paris a augmenté de 10% par rapport...
Des tentes de sans-abri dans une rue à Paris, le 2 février 2026 © JOEL SAGET

Des tentes de sans-abri dans une rue à Paris, le 2 février 2026 © JOEL SAGET

Le nombre de personnes sans solution d’hébergement recensées à Paris lors de la 9e Nuit de la solidarité dans la capitale et la métropole du Grand Paris a augmenté de 10% par rapport à 2025, selon un bilan présenté mercredi.

Dans la nuit du 22 au 23 janvier, 1.500 Parisiens et 500 professionnels à Paris ainsi que plus de 2.200 bénévoles métropolitains sont allés à la rencontre des personnes sans-abri dans la capitale et dans une trentaine de villes métropolitaines, afin de mener un nouveau décompte.

Entre 2022 et 2025, le nombre de personnes à la rue dénombrées dans le cadre de cette opération annuelle est passé de 2.600 à plus de 3.500 dans la capitale, où les campements se sont multipliés.

Les chiffres sont cette année encore à la hausse. 

Les estimations publiées mercredi dans un communiqué commun du Grand Paris, de la Ville de Paris et de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas) font état de 3.857 personnes sans abris recensées lors de la 9e édition.

Cette hausse de 350 personnes rencontrées par rapport à l’édition 2025 s’explique "principalement par l’augmentation du nombre de personnes vivant en campement de plus de 20 personnes". Près d’une personne sur cinq (721) a ainsi été recensée dans un groupe de 20 personnes ou plus, selon le communiqué.

La proportion des femmes décomptées par rapport à l’année précédente a par ailleurs baissé, de 14% en 2025 à 11% cette année, en lien peut-être, avancent les organisateurs, avec les mises à l'abri réalisées lors de la période de grand froid, entre fin décembre et début janvier.

Logement et prise en charge des personnes SDF se sont imposés comme l'un des sujets incontournables des élections municipales à Paris.

S'il devient maire en mars, le candidat de la gauche unie hors LFI, Emmanuel Grégoire, a ainsi promis d'engager un "grand plan d'hébergement d'urgence avec une obligation de résultat: zéro enfant à la rue à l'hiver 2026". 

La candidate LR et maire du VIIe arrondissement Rachida Dati a de son côté multiplié les vidéos dans des "campements sauvages", provoquant l'ire de certains sans-abri. A ce stade, elle n'a pas fait de proposition spécifique sur l'hébergement d'urgence.