Ouverte au public en 2013 à Folembray, puis à partir de 2024 à Blérancourt, la Réserve Exotique fondée par Laury Venant compte aujourd'hui une centaine d'animaux. «Pour la partie primates, il s'agit beaucoup de saisies ou d'animaux de laboratoire réformés, mais je participe aussi à des plans d'élevage européens», explique le fondateur. Le site accueille également des flamants roses, des wallabies, des perroquets et des animaux de ferme.
Cet infirmier, qui continue à exercer son métier la nuit, tient à ce que son parc animalier soit avant tout un lieu de découverte et de sensibilisation. «On vient vivre ici un moment d'éducation et de culture, il y a un réel intérêt pédagogique derrière la visite. D'ailleurs, nous proposons toutes les heures des animations et nous prenons le temps d'échanger avec les visiteurs», insiste-t-il. Accessible les mercredis et les week-ends et tous les jours pendant les vacances scolaires, la Réserve Exotique a vu passer quelque 16 500 visiteurs en 2025. Un chiffre qui augmente chaque année.
La passion d'une vie
«J'ai toujours été attiré par le monde des primates. Il y a longtemps, j'ai adopté un petit singe. Mais très rapidement, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un animal sauvage, qui avait des besoins spécifiques. Je me suis alors formé», raconte Laury Venant. Après avoir obtenu son certificat de capacité et effectué plusieurs stages en parcs zoologiques, il accueille chez lui, à Folembray, une quinzaine de ouistitis, de capucins, de tamarins ou encore de saïmiris. «J'étais de plus en plus sollicité pour récupérer des animaux issus de saisies ou de parcs animaliers, j'ai donc adapté mon domicile avant que le maire de l'époque ne me propose un terrain. C'est comme cela qu'est née l'idée de faire un vrai parc», poursuit-il.
L'association Le Jardin Exotique ouvre donc ses portes au public en 2013 à Folembray, uniquement un dimanche par mois. Neuf ans plus tard, le projet évolue. «Nous avons migré vers la création d'entreprise et nous nous sommes installés sur un terrain d'un hectare et demi à Blérancourt que nous avons acquis avec mon épouse. Nous avons aujourd'hui une centaine d'animaux», précise-t-il. Ici, la Réserve Exotique se dote de nouveaux équipements dont une clinique vétérinaire avec un plateau technique.
Proposer des nouveautés
«L'année dernière, nous avons créé une mini-ferme qui est très appréciée. Cette année, nous présentons des suricates dans un enclos de 50 m² avec des vitres de visualisation pour les enfants», précise Laury Venant. Le gérant prévoit l'installation d'une aire de jeux et, à plus long terme, l'agrandissement du parc avec l'arrivée de nouveaux animaux et, pourquoi pas, l'installation d'un logement insolite.
«Nous pourrions doubler notre nombre de visiteurs. Mais pour cela, il faut accroître notre visibilité et toujours s'améliorer, aller chercher la nouveauté, analyse-t-il. La Réserve cherche également à changer son utilitaire - notamment grâce à du mécénat - avec lequel elle récupère les invendus de fruits et légumes. «C'est un vrai coup de pouce parce que nous avons besoin de 12 tonnes annuelles pour nourrir les animaux», sourit Laury Venant, qui est, à ce jour, l'un des seuls à exploiter un parc animalier sans être issu du secteur zoologique.