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À Saint-Quentin, la Société industrielle des fontes poursuit sa modernisation

Avec plus de trois millions d’euros investis l’an dernier, la Société industrielle des fontes entend consolider sa place sur un marché international très concurrentiel. Pour se maintenir en compétitivité, Catherine Zeimett, aujourd'hui à la tête de l’entreprise fondée par son grand-père, a choisi de développer une stratégie qui privilégie la qualité de fabrication et la réactivité.

La coulée de fonte sur site permet de mouler des pièces en petite ou moyenne série.
La coulée de fonte sur site permet de mouler des pièces en petite ou moyenne série.

Catherine Zeimett dirige depuis 2005 la Société industrielle des fontes comme avant elle, son père et son grand-père, fondateur de l’entreprise en 1932. En complément de la production de pièces en fonte, spécialité de la SIF, la PDG propose une offre de services d’usinage au sein de la SIMENOR, «société sœur» également implantée à Saint-Quentin. En ce début d’année 2026, la direction annonce le regroupement des deux entités sur la zone industrielle Saint-Lazare, lieu d’implantation historique de la SIF, suite à l’achat de l’ancien magasin Aldi situé de l'autre côté de la rue. Ce projet, explique Catherine Zeimett, va permettre d’optimiser l’organisation des flux. Le nouveau site récemment acquis disposant d’un quai de chargement, il devrait accueillir la partie logistique mais aussi des locaux sociaux, ainsi qu’un bloc «douches et vestiaires» plus moderne.

À la demande

La spécificité de la SIF, outre de ne produire que du 100 % français moulé sur site, est de fabriquer des pièces à la demande, réalisées à partir de plans 2D ou 3D fournis par le client. La plus grande partie des pièces ainsi moulées, environ 98%, est destinée à être intégrée dans des systèmes de sécurité et en particulier ceux installés sur les réseaux ferroviaires français, belges ou suisse. Catherine Zeimett a exposé au sous-préfet de l’arrondissement de Saint-Quentin, Anthmane Aboubacar, venu accompagné des acteurs locaux de l’emploi visiter l’entreprise, son choix de recentrer l’activité de la SIF sur la production «de pièces complètes dans des délais courts», fabriquées en petite ou moyenne série, pour faire face à la forte concurrence, y compris au sein même de l’Union européenne.

Machines modernes

Investir de manière régulière dans l’adaptation et la modernisation du parc de machines est indispensable pour rester compétitif et demeure le credo de Catherine Zeimet. Ainsi les ateliers de la SIF ont-ils été équipés dès 2012/2013 des deux premières cellules robotisées destinées à effectuer les tâches de parachèvement des pièces avant d’en acquérir quatre autres en 2022/2023, l’ébarbage manuel devenant alors l’exception. Une innovation dans le domaine du numérique qui a valu à la SIF de se faire remarquer en 2023 et d’être mise en avant pour ce projet qui contribue à donner une image plus valorisante des métiers industriels pour lesquels les dirigeants peinent à recruter.