En bref

À Troissereux, Maillard Paysage ouvre ses portes à des demandeurs d’emploi

Le 1er avril, la PME familiale a accueilli dans ses locaux de Troissereux, 20 demandeurs d’emploi à l’occasion de la Semaine du Paysage. Organisé par l’Unep, cet événement a vocation à présenter la diversité des métiers d’un secteur en pleine croissance.

Pour la première fois, l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) des Hauts-de-France organisait La Semaine du Paysage. «Notre secteur connaît une croissance de 60% ces dix dernières années, ce qui est assez rare», explique Claire Stephan, déléguée régionale Hauts-de-France de l’Unep.

Fin 2024, la filière du paysage en Hauts-de-France comptait 19 000 entreprises, 10 350 actifs et affichait un chiffre d’affaires de 725 millions d’euros. «Les besoins en recrutement sont donc très importants. Nous avons donc eu envie de faire découvrir la diversité de nos métiers, mais aussi les nombreuses opportunités qu’offrent les entreprises», ajoute-t-elle. Ainsi, du 30 mars au 3 avril, dix acteurs du paysage implantés dans les cinq départements des Hauts-de-France ont ouvert leurs portes. Le 1er avril, c’était au tour de Maillard Paysage, à Troissereux, d’accueillir 20 demandeurs d’emploi.

Un secteur en plein essor

«Pendant la crise sanitaire, beaucoup ont pris conscience de l’importance du végétal, et cela ne s’est pas démenti depuis. C’est un réel outil de bien-être, mais aussi un élément clé dans la lutte contre le réchauffement climatique : les questions de désimperméabilisation des sols et de végétalisation des espaces ont émergé dans le débat public, ce qui est assez nouveau», observe Myriam Maillard, directrice adjointe de Maillard Paysage et compositrice végétale.

Qu’il s’agisse de conception, de création ou d’entretien, la PME familiale de 20 collaborateurs peut accompagner aussi bien des particuliers, que des collectivités ou des entreprises. «Les métiers du paysage sont multiples : il y a aussi bien de la conception que de la création ou de l’entretien. Il existe également une forte dimension de service, de conseil et d’accompagnement des clients… chaque chantier est différent», souligne Claire Stephan.

Le secteur offre des emplois porteurs de sens, non délocalisables et avec de réelles perspectives d’évolution. «Nous avons des salariés qui ont commencé en stage et qui ont, petit à petit, gravi les échelons. Il faut avoir envie et être curieux : le reste peut s’apprendre», rassure Myriam Maillard.

De réelles opportunités

Âgés de 18 à 40 ans, les participants ont tous une appétence pour les espaces verts. «J’entretenais le jardin de mon grand-père et j’aimais vraiment ça. Aujourd’hui, j’aimerais en faire mon métier», explique João Miguel Belafontes. Pour cela, plusieurs dispositifs proposés par France Travail peuvent être mobilisés, comme l’immersion professionnelle, qui permet de découvrir la réalité d’une entreprise et d’un métier.

Autre option : les préparations opérationnelles à l’emploi individuel. «Nous mettons en place un plan de formation avec l’employeur et vous-même, pour que vous puissiez démarrer sur de bonnes bases», indique Christelle Begar, de France Travail Pro. «Les opportunités sont réelles : presque deux emplois sont créés chaque jour dans la région Hauts-de-France. Nous avions estimé qu’entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, il y avait environ 500 postes à pourvoir sur l’ensemble de la région», conclut Claire Stephan.

Pour Aletheia Press, Diane La Phung