Presque cachée dans le petit village de Varneville-Bretteville, aux pieds de l'A150, l'entreprise PEG est un fleuron du territoire. Ici, c'est le paradis des gros dormeurs : des couettes douillettes et des oreillers s'y fabriquent de jour, comme de nuit… Mais il ne s'agit pas de s'endormir à son poste. «Nous fabriquons 5 000 couettes et 15 000 oreillers par jour. Il faut moins de 3 minutes pour y fabriquer une couette», précise Manon Féron-Comalada, directrice générale de l'entreprise. Les produits alimentent le marché national soit en marque propre (Colas Normand) soit en marques blanches pour la grande distribution ou pour des enseignes haut de gamme.
Le savoir-faire de PEG naît dans la ouate de polyester. Un produit devenu courant, mais qui a porté PEG à un rang de leader mondial sur le marché du vêtement du froid, avant que le groupe ne se lance sur le marché de la literie, puis du bâtiment. Au total, ce sont 25 millions de chiffre d'affaires qui sont générés par le groupe, qui s'approvisionne en polyester auprès de centres de tri.
Mécanisation et entrepôt logistique
Mais l'entreprise ne veut pas se reposer sur ses lauriers. Elle investit. «Pour les couettes, je pense que nous sommes arrivés à quelque chose de fonctionnel, mais il nous faut continuer à mécaniser», poursuit Manon Féron-Comalada, rappelant que la main d'œuvre représente 15 à 20% des charges de l'usine de Varneville-Bretteville. 99 salariés y sont employés en CDI. Et on en compte même jusqu'à 140 en période de pointe. Pour étaler ses charges et éviter les risques pesant sur la trésorerie l'entreprise ne confectionne que sur commande. «Tout ce que vous voyez ici est déjà vendu», insiste Alain Comalada, le père de Manon et le président de PEG.
Un autre investissement est aussi prévu à Varneville-Bretteville. Un nouvel entrepôt logistique censé donner de l'air aux bâtiments actuels et simplifier la mécanisation des lignes actuelles. Le terrain, adjacent aux bureaux, est acquis depuis 15 ans… Mais, à l'époque constructible, il est aujourd'hui en zone agricole. L'arrivée du PLUi, attendu ce début mars, devrait remédier à ce problème et ouvrir la voie à l'embauche de 15 personnes supplémentaires…
Pour Aletheia Press, Benoit Delabre