Agriculture : les enjeux du territoire débattus au Creusot-Montceau
Réunis en assemblée générale le 27 janvier, les agriculteurs de la Communauté urbaine Creusot-Montceau ont échangé sur les principaux dossiers agricoles, de la réglementation environnementale aux équilibres économiques, en passant par les politiques européennes et les problématiques locales.
Les agriculteurs du territoire se sont réunis salle André Blondeau à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de la CSEA, en présence d’une vingtaine de participants et sous la présidence de Stéphane Commeau. Cette rencontre a permis de faire un point d’étape sur l’actualité agricole à différentes échelles, du local au national, ainsi que sur les enjeux syndicaux.
Benoît Regnault, secrétaire général adjoint de la FDSEA de Saône-et-Loire, est intervenu sur plusieurs sujets structurants, dont la directive nitrates appliquée au bassin de la Sorme. Il a souligné les efforts engagés par les exploitants du secteur, qui ont permis une sortie du classement réglementaire tout en appelant à maintenir une vigilance accrue dans un contexte de gestion désormais non encadrée. La question de la taxe sur l’azote a également été abordée, avec un rappel du gel temporaire de ce dispositif, dans un contexte international tendu sur les marchés des engrais. Les échanges ont aussi porté sur le Mercosur, la politique agricole commune et la taxe carbone, des sujets perçus comme déterminants pour l’avenir de l’élevage et de l’agriculture française.
Coopérations, foncier et gestion de la faune discutés
La réunion a également été marquée par la présentation du plan alimentaire territorial en cours d’élaboration. Georges Lacour, maire de Saint-Firmin et vice-président de la Communauté urbaine Creusot-Montceau, a exposé les grandes orientations de ce projet, qui vise à renforcer les coopérations entre acteurs du système alimentaire. Les priorités identifiées concernent notamment la protection du foncier agricole, la réduction de la vulnérabilité face aux tensions sur la ressource en eau, la promotion de pratiques agricoles durables et le développement de l’approvisionnement local pour la restauration collective.
Les échanges ont par ailleurs porté sur la question des attaques de loups et des indemnisations des éleveurs ainsi que sur la régulation du grand gibier. Anthony Morlet, technicien de la Fédération des chasseurs de Saône-et-Loire, a présenté les évolutions récentes des unités de gestion de chasse et les niveaux de prélèvements, en hausse sur le département. L’ensemble des discussions a mis en lumière la mobilisation des exploitants face aux enjeux actuels et la diversité des problématiques auxquelles ils sont confrontés.