En 2025, le département de l’Aisne enregistre 340 pertes d’emploi de chefs d’entreprise, contre 338 en 2024, soit une évolution de +0,6 %. Cette quasi-stabilité intervient dans un contexte régional marqué par 4 542 dirigeants concernés en Hauts-de-France, un niveau élevé malgré un léger recul global de -2,2 % sur un an. À l’échelle régionale, les difficultés persistent notamment dans les secteurs de la construction et du commerce, même si ces derniers enregistrent un repli des pertes d’emploi. Les dirigeants de très petites entreprises, en particulier celles de moins de trois salariés, restent les plus exposés.
Comparativement aux autres départements, la situation de l’Aisne apparaît plus stable. Le Nord concentre toujours la plus grande part des pertes d’emploi, malgré une baisse de -3,5 %, tandis que le Pas-de-Calais et l’Oise suivent une tendance similaire à la diminution. À l’inverse, la Somme se distingue par une hausse marquée des pertes d’emploi, contrastant avec la relative stabilité observée dans l’Aisne.
«Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale», note Thierry Millon, directeur des études Altares.