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Social

Aisne : ce qui change pour l’aide sociale à l’hébergement (ASH) en 2026

En 2026, l’Aisne ajuste les contours de l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Entre clarification du cadre légal et précisions sur les conditions d’attribution, le département affine son accompagnement pour les seniors en établissement ou en accueil familial. Critères d’éligibilité, nouveaux plafonds financiers et règles de récupération : voici ce qu'il faut retenir pour anticiper ces évolutions.

Senior remplissant un dossier d’aide sociale à l’hébergement (ASH). © DR
Senior remplissant un dossier d’aide sociale à l’hébergement (ASH). © DR

Le principe de l’ASH reste immuable : garantir l’accès à un hébergement de qualité. Pour y prétendre en 2026, le bénéficiaire doit être âgé d’au moins 65 ans (ou 60 ans en cas d’inaptitude au travail), résider en France de manière stable et disposer de ressources inférieures aux frais d’hébergement. La démarche, à initier auprès de la mairie ou du CCAS, doit être effectuée dans les deux mois suivant l'entrée en établissement ou chez un accueillant familial pour une prise en charge rétroactive.

Financement : des garanties de ressources renforcées

En 2026, le calcul de l’aide intègre les revenus du résident, de son conjoint et des obligés alimentaires, selon un partage défini par le règlement départemental de l'Aisne, publié mardi 27 janvier. Une protection financière stricte est toutefois maintenue : le bénéficiaire conserve au minimum 10 % de ses ressources, somme qui ne peut être inférieure à 125 € par mois (soit 1 % du montant annuel de l’ASPA). Parallèlement, si le conjoint reste au domicile, il lui est garanti une ressource minimale équivalente au montant de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), revalorisé à environ 1 043,59 € par mois au 1er janvier 2026.

Pour assurer la pérennité du dispositif, le conseil départemental conserve ses droits de récupération des aides versées si la situation financière de la personne s'améliore ou, après son décès, sur son héritage. Le montant exact de l’aide et les éventuelles exonérations pour certains proches dépendent des spécificités de chaque dossier. Pour toute instruction ou suivi, les familles sont invitées à se rapprocher de leurs services sociaux de secteur afin de sécuriser leur parcours de soin et d'hébergement.