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Allemagne: deuxième grève dans les transports en commun vendredi et samedi

Le syndicat allemand des services ver.di a lancé un deuxième appel à la grève dans les transports en commun de vendredi à samedi, afin d'augmenter la pression sur les employeurs...
Une affiche annonce une grève générale des transports publics à l'entrée de la station de métro Alexanderplatz à Berlin, le 2 février 2026 © John MACDOUGALL

Une affiche annonce une grève générale des transports publics à l'entrée de la station de métro Alexanderplatz à Berlin, le 2 février 2026 © John MACDOUGALL

Le syndicat allemand des services ver.di a lancé un deuxième appel à la grève dans les transports en commun de vendredi à samedi, afin d'augmenter la pression sur les employeurs dans le cadre de négociations tarifaires annuelles.

"Dans de nombreuses entreprises communales de transports publics, aucun bus ni aucun tram ne circulera vendredi prochain" et le mouvement social sera prolongée au samedi "dans de nombreux secteurs", indique un communiqué publié mardi.

Cent cinquante entreprises sont de nouveau appelées à faire grève, avec l'espoir de mobiliser les 100.000 salariés concernés.

Lors de la première action, qui a duré 24 heures début février, la circulation a été "totalement interrompue" dans plus de 100 entreprises et perturbée dans des dizaines d'autres, assure ver.di.

Les effets seront "similaires dans la plupart des régions du pays" vendredi et samedi, prévoit le syndicat, engagé depuis novembre dans des discussions avec les organisations patronales des communes.

"Dans l'ensemble, les négociations avancent à peine, alors qu'il y a déjà eu quatre rounds dans certains secteurs", déplore la vice-présidente de ver.di, Christine Behle, dans le communiqué. "C’est plus que décevant".

Les représentants des salariés souhaitent notamment la réduction du temps de travail hebdomadaire, l'allongement des temps de repos et des primes plus avantageuse la nuit et le week-end.

Dans quelques Länder, il est aussi question d'augmenter les salaires, en moyenne autour de 10%.

En janvier, des grèves d'avertissement ont touché d'autres pans du secteur public - universités, écoles, institutions - pour protester contre la pénurie de personnel et de baisse du pouvoir d'achat.