Allemagne: les transports en commun bloqués après un appel à la grève
Les transports en commun sont en grande partie paralysés lundi en Allemagne, en raison de l'appel à la grève lancé par le syndicat des services ver.di pour réclamer des hausses de...
Les transports en commun sont en grande partie paralysés lundi en Allemagne, en raison de l'appel à la grève lancé par le syndicat des services ver.di pour réclamer des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail.
A ces perturbations s'ajoutent des alertes au verglas et des températures très basses dans de nombreuses régions.
Partout dans le pays sauf en Basse-Saxe (nord-ouest), métros, bus et tramways sont à l'arrêt dans les villes, tandis que les trains circulent.
Au total, près de 100.000 salariés dans 150 entreprises de transport urbain et d'autobus sont appelés à faire grève, selon ver.di.
Des manifestations sont également prévues dans le pays, comme à Hambourg (nord) et Sarrebruck (sud-ouest).
"Si nous ne faisons pas grève pour de meilleures conditions de travail, les emplois resteront aussi peu attractifs que nous l’avons constaté ces dernières années", a déclaré Andreas Schackert, responsable du secteur bus et trains chez ver.di, à la chaîne publique ZDF.
A Berlin, la société de transport BVG a dénoncé des "actions disproportionnées" qui "pèsent sur les usagers" et demandé d'en rester à la table des négociations.
Une grève ne tombe "jamais au bon moment", a estimé Frank Ewert, 52 ans, rencontré dans le centre de Berlin. "Mais c'est le conflit social".
Comme de nombreux Berlinois, ce consultant a dû se résoudre à laisser son vélo à la maison, étant donné le verglas qui recouvre la capitale.
"Il y a souvent des grèves, plus rien ne circule", s'est agacée Martina Wichert, 61 ans. "Et avec ce temps, justement, ce n’est pas très agréable", selon cette employée d'une entreprise de nettoyage.
Depuis novembre, ver.di, représentant les entreprises municipales de transport public, est en discussion avec les organisations patronales des communes.
Ses exigences concernent notamment la réduction du temps de travail hebdomadaire, l'allongement des temps de repos et des primes plus avantageuse la nuit et le week-end.
Dans quelques Länder, il est aussi question d'augmenter les salaires, en moyenne autour de 10%.
Les contraintes pour les salariés des transports sont plus élevées que dans d'autres secteurs, assure ver.di, s'appuyant sur une étude récente réalisée avec le réseau d'ONG Alliance climatique.
En janvier, des grèves d'avertissement avaient touché plusieurs pans du secteur public - universités, écoles, institutions - sur fond d'inquiétude face à la pénurie de personnel et de baisse du pouvoir d'achat.
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