Créé en 2010, le festival transforme chaque année les Hortillonnages d’Amiens en parcours artistique accessible à pied ou en barque électrique. L’édition 2026 proposera des créations réalisées par des paysagistes, architectes et plasticiens autour des thèmes liés à la biodiversité, à la gestion de l’eau et aux enjeux environnementaux. Depuis son lancement, plus de 234 jardins et installations ont été produits et plus de 680.000 visiteurs ont fréquenté le festival. L’événement s’appuie également sur un modèle associant médiation culturelle, service civique et chantier d’insertion professionnelle.
Tourisme culturel et économie des Hortillonnages
Derrière l’aspect culturel, le festival participe à une stratégie économique plus large autour du tourisme expérientiel et de la valorisation des espaces naturels urbains. Les collectivités locales cherchent à renforcer la fréquentation touristique sur une période longue, de mai à octobre, afin de soutenir l’activité des commerces, de l’hôtellerie, de la restauration et des services liés aux loisirs. Le développement des parcours fluviaux et des activités de mobilité douce autour des Hortillonnages s’inscrit également dans les politiques de transition écologique et de diversification de l’offre touristique régionale.
L’impact économique concerne plusieurs secteurs locaux, notamment les activités touristiques, les prestataires culturels, les services de transport fluvial et les acteurs de l’économie sociale et solidaire mobilisés dans le fonctionnement du festival.
Festivals et nouveaux modèles touristiques territoriaux
À l’échelle nationale, le développement de ce type de festival illustre la transformation des stratégies touristiques et culturelles des collectivités territoriales. Plusieurs villes moyennes misent désormais sur la combinaison entre patrimoine naturel, création artistique et transition écologique afin de construire une offre différenciante. Cette évolution accompagne la montée du tourisme de proximité et des expériences immersives, mais aussi la recherche de nouveaux modèles économiques capables d’étendre la fréquentation touristique au-delà des périodes estivales classiques tout en valorisant des espaces naturels auparavant peu exploités économiquement.