Un an après sa reprise, Apollinaire Composites et technologies mise sur l'innovation. L'entreprise spécialiste des solutions composites critiques, située à Forges-les-Eaux, vient de lancer un programme collaboratif de recherche et développement (R&D) intitulé «Socle», en lien avec le CIMAP, FILIX SAS, le GPM et l’INSA Rouen Normandie, et leurs tutelles respectives, dont le CEA, le CNRS, l’ENSICAEN et les universités de Caen et Rouen Normandie.
Pour l'entreprise et ses partenaires, l'objectif est de «se différencier par la recherche scientifique et la validation de nouveaux matériaux» dans ce marché des composites critiques concurrentiel. «Selon Grand View Research, le marché des composites avancés (carbone, aramide, matrices haute performance, applications aéronautiques/automobiles…) croit rapidement, avec une estimation à 49 milliards de dollars en 2026 et une projection à 70,2 milliards de dollars en 2030», justifie l'entreprise.
250 000 euros d'investissement
Concrètement, le programme Socle vise à développer et valider de nouveaux composites fonctionnalisés avant leur industrialisation pour répondre aux besoins de secteurs stratégiques comme l’aéronautique, la défense et le spatial, confrontés à des exigences croissantes en matière de résistance thermique, de transparence électromagnétique, de durabilité et de décarbonation.
Financés par l’Union européenne et la Région Normandie, les travaux porteront sur la maîtrise des matériaux et procédés, la fonctionnalisation des composites, leur caractérisation multiphysique ainsi que sur de nouvelles méthodes de fabrication. Le projet doit notamment explorer l’utilisation de fibres de lin et de matériaux permettant d’améliorer la résistance au frottement et à l’abrasion, tout en conservant les performances mécaniques.
Avec cette stratégie, l’entreprise compte bien renforcer son positionnement sur des solutions composites sur mesure, à haute technicité et durables, tout en contribuant à la souveraineté industrielle. Pour accompagner le projet, Apollinaire Composites & Technologies recrute une ingénieure et deux alternants et étoffe son parc machines, soit un investissement global qui atteint environ 250 000 euros.