Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Plan social

ArcelorMittal : Florange touchée par 78 suppressions d’emplois

ArcelorMittal France a vu son plan social validé par l’État mi-décembre 2025 : 78 postes seront supprimés sur le site de Florange, dans le cadre d’une restructuration nationale qui en prévoit plus de 600. Une annonce qui ravive l’inquiétude des salariés et des élus sur l’avenir de la sidérurgie mosellane.

© ArcelorMittal.
© ArcelorMittal.

ArcelorMittal France, géant de la sidérurgie, a obtenu le feu vert des services de l’État pour mettre en œuvre son plan de réorganisation du groupe en France, incluant la suppression de 78 emplois sur le site de Florange en Moselle. Cette décision s’inscrit dans un vaste plan social annoncé au printemps, qui prévoit au total 608 suppressions de postes réparties sur plusieurs sites industriels du pays.

Le site de Florange, historique usine sidérurgique du bassin lorrain, figure parmi les plus touchés après Dunkerque, où 84 postes seront supprimés. D’autres implantations, comme Basse-Indre (Loire-Atlantique), Montataire (Oise) ou Mardyck (Nord), pâtiront également de réductions d’effectifs.

Selon la direction, ces suppressions ne se traduiront pas toutes par des licenciements secs : une partie des postes correspond à des fonctions déjà vacantes ou à des mobilités internes. ArcelorMittal annonce la mise en place de mesures d’accompagnement pour les salariés concernés, comprenant des congés seniors, des parcours de reclassement jusqu’à 18 mois, des aides à la reconversion professionnelle et des appuis à la création d’entreprise.

Les syndicats signataires de l’accord (CFDT et CFE-CGC) saluent certaines avancées, tandis que d’autres organisations, comme la CGT, jugent les mesures insuffisantes face à l’ampleur des suppressions.

Cette annonce relance les discussions sur l’avenir de la sidérurgie française et européenne dans un contexte de concurrence internationale accentuée et d’essoufflement de la demande d’acier. 

À l’Assemblée nationale, une proposition de loi portée par La France insoumise visant à nationaliser ArcelorMittal France a été adoptée en première lecture fin novembre, au nom de la préservation des emplois et de la souveraineté industrielle. L’avenir de ce texte reste incertain face à l’opposition du Sénat, majoritairement à droite.

Sur le terrain, salariés, représentants syndicaux et élus locaux expriment leurs préoccupations quant aux conséquences sociales et économiques de ce plan, particulièrement dans des territoires comme la Moselle, où la sidérurgie reste un pilier de l’emploi industriel. Les enjeux autour de la transformation écologique de la filière et de sa compétitivité à long terme demeurent au cœur des débats.