Ces chiffres sont tirés du dernier baromètre de conjoncture du cabinet Fiducial dans son focus sur l’échéance des élections européennes de juin prochain. 66 % des dirigeants des TPE estiment qu’il est dans l’intérêt de la France de rester dans l’Union européenne. Reste que le pourcentage de «non» a progressé de neuf points depuis 2013 (passant de 15 % à 24 %).
Si l’Europe représente toujours pour eux une monnaie commune (75 %) et des échanges économiques facilités (56 %), «ces indicateurs positifs sont largement en baisse par rapport à avril 2005. Les entrepreneurs ne relient plus l’Europe à des débouchés commerciaux (60 % plutôt non contre 60 % plutôt oui en avril 2005», précisent les auteurs de ce baromètre. Côté fonctionnement de l’Europe, 54 % des dirigeants considèrent que l’Europe fonctionne mal et 57 % assurent que l’Union européenne est caractérisée par des réglementations contraignantes et 48 % mettent en avant l’impact négatif de la fiscalité. 62 % considèrent qu’elle ne protège pas aussi efficacement son marché intérieur de la mondialisation que les autres grandes puissances économiques mondiales. À moins d’un mois du scrutin (du 6 au 9 juin), les dirigeants de TPE placent la majorité présidentielle (Renaissance, Modem, Horizons) en tête avec 20 % des voix, suivie par le Rassemblement national (15 %) et le Parti socialiste (12 %). Les Écologistes et les Républicains se placent à 10 % des intentions de vote. La France insoumise représente 6 %.
«Ce baromètre met en avant la posture ambivalente des dirigeants de TPE face à l’Europe. Entre méfiance vis-à-vis des réglementations européennes et volonté franche de rester dans l’UE, ils sont de plus en plus réservés sur les questions européennes.» Cela frôle la question existentielle...