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Bandai ouvre sa première boutique à Paris, en partenariat avec King Jouet

Le numéro 2 mondial du jouet, le japonais Bandai, a ouvert vendredi à Paris sa première boutique en France dédiée aux jouets "encapsulés" dans des balles en plastique, vendus dans des machines...
Le patron de l'enseigne française de jouets King, Philippe Gueydon (à gauche) et son homologue de Bandai Europe, Koji Iwata, dans la première boutique française dédiée aux jouets "encapsulés" dans des balles en plastique, vendus dans des machines, à Paris, le 2 avril 2026 © JULIEN DE ROSA

Le patron de l'enseigne française de jouets King, Philippe Gueydon (à gauche) et son homologue de Bandai Europe, Koji Iwata, dans la première boutique française dédiée aux jouets "encapsulés" dans des balles en plastique, vendus dans des machines, à Paris, le 2 avril 2026 © JULIEN DE ROSA

Le numéro 2 mondial du jouet, le japonais Bandai, a ouvert vendredi à Paris sa première boutique en France dédiée aux jouets "encapsulés" dans des balles en plastique, vendus dans des machines, en partenariat avec l'enseigne française King Jouet.

Cette boutique "gashapon", le nom de ce concept, est "la première en France", et la 6e en Europe, après le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et l'Espagne, a indiqué à l'AFP Koji Iwata, président de Bandai Europe. A l'échelle mondiale, le groupe en compte plus de 400, notamment au Japon.

Le client insère des jetons, tourne la mollette, et une boule en plastique tombe. A l'intérieur, un petit jouet, une figurine ou un porte-clés par exemple.

Située sur la très commerçante avenue de Rivoli, la boutique parisienne compte 300 machines, et affiche des dizaines de licences Bandai, parmi lesquelles Super Mario, Minecraft, Dragonball Z ou Tamagotchi.

"L'expérience est clé", note Koji Iwata, assurant que Bandai recycle une part importante de ces capsules en plastique pour en fabriquer de nouvelles, et soulignant que le groupe travaille à trouver un autre matériau pour fabriquer ses jeux et jouets.

Ces jouets encapsulés sont très populaires au Japon et le marché mondial, qui a doublé depuis 2020, représente 2 milliards d'euros, a-t-il indiqué.

Le chiffre d'affaires attendu de la boutique Gashapon de Paris est de 1,5 million d'euros par an, a précisé à l'AFP Philippe Gueydon, directeur général de King Jouet.

Cette boutique "représente l'esprit du Japon et de Bandai", avec des "produits sous licence, collectionnables", qui ciblent les enfants et les adultes, a-t-il ajouté.

Pour King Jouet, en effet, se positionner sur ce créneau correspond à sa stratégie d'investir le marché des "kidultes", avec des jeux et jouets destinés aux adolescents et adultes. Ce segment doit permettre de compenser le recul du marché traditionnel des jouets destinés aux enfants, en perte de vitesse à cause de la baisse des naissances.

Les deux dirigeants se disent par ailleurs inquiets des conséquences de la guerre au Moyen-Orient: "si la guerre dure, cela va toucher le coût et la disponibilité", a commenté Koji Iwata.

"Ca ramène de l'inflation. Si on regarde aujourd'hui, rien ne se passe", mais à plus long terme, "on est inquiets", a pour sa part relevé Philippe Gueydon.

Bandai est le numéro 2 du jouet dans le monde, après Lego. Son siège européen (hors Royaume-Uni et Espagne) est situé à Lyon.