Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Artisanat

Bar-le-Duc : Coup de projecteur sur la Maison florale Mélina

Philippe Tournois, le président de l’établissement meusien de la chambre de métiers et d'artisanat (CMA) Grand Est s’est rendu au côté de Martine Joly, la présidente de l’agglomération Meuse Grand Sud, à la rencontre de Mélina Jamain, jeune entrepreneuse qui a créé, il y a trois mois, Maison Florale Mélina, à Bar-le-Duc. Une création synonyme de succès.

© Alexandra MARQUET. Mélina Jamain entourée de Martine Joly et Philippe Tournois, au coeur de sa  boutique.
© Alexandra MARQUET. Mélina Jamain entourée de Martine Joly et Philippe Tournois, au coeur de sa boutique.

«C’est important de faire connaître nos entreprises artisanales et de les mettre en valeur», confie Philippe Tournois, le président de l’établissement meusien de la CMA Grand Est, qui une fois par mois, se rend sur le terrain, accompagné d’élus des intercommunalités meusiennes avec la volonté de «nouer le contact». Après avoir fini sa tournée 2025 dans le nord du département à Étain, le choix s’est porté sur la ville chef-lieu, à Bar-le-Duc, pour démarrer 2026. «On sait que les trois quarts des créateurs choisissent le statut d’auto-entrepreneur et qu’aujourd’hui plus de 50% des structures artisanales sont des micro-entreprises ,en Meuse. C’est une réalité qui interroge sur les répercussions à venir sur la formation et la dynamique économique de ces structures. Le statut est intéressant pour se lancer, mais il faudrait le rendre temporaire», estime le président Tournois, se tournant vers l’exemple de Mélina Jamain qui coche toutes les cases «d’un parcours d’exception», selon lui. Et pour cause, la jeune Barisienne a quitté la Meuse, à tout juste seize ans, pour rejoindre la capitale et intégrer l’École nationale des fleuristes de Paris. Pendant son CAP, elle se prend au jeu des concours et décroche la prestigieuse médaille de meilleure apprentie de France. Une fois son brevet professionnel en poche, elle a débuté sa carrière dans de belles maisons florales où elle a côtoyé le prestige et le luxe.

Après une courte pause…

Après avoir été débauchée par le Ritz où elle a travaillé un an, elle a souhaité faire une pause et rentrer sur ses terres meusiennes, en 2025, auprès de sa famille et ses proches. Après un tel parcours et à seulement 22 ans, elle s’est lancée dans l’aventure entrepreneuriale en créant son entreprise-Maison florale Mélina, soutenue par ses parents et notamment son papa, artisan peintre. «Je ne me voyais pas redevenir salariée et j’avais surtout la volonté de mettre toute mon énergie, mes envies et mon univers dans ma propre boutique», confie la jeune créatrice. Il ne lui aura fallu que quatre mois pour boucler tous les détails après avoir identifié le local qui accueille aujourd’hui son activité. «J’ai choisi de démarrer en micro-entreprise pour limiter les risques mais moins de trois mois après, j’ai dû changer de statut pour finalement opter pour l’entreprise individuelle, compte tenu de mon chiffre d’affaires», explique la jeune fleuriste. Très présente sur les réseaux sociaux, son offre a rapidement conquis de nombreux clients.

Des nouveautés, du sur-mesure et des ateliers

Dans la boutique barisienne, pas question de trouver des bouquets tout prêts pour cette professionnelle qui préfère le sur-mesure, la personnalisation et s’appuie sur les tendances de la filière aimant les fleurs fraîches et sèches mais aussi les couleurs pastel. Son succès s’explique aussi par les ateliers thématiques qu’elle anime et qui réunissent amateurs et néophytes. Moins de quatre mois après avoir démarré l’aventure, Mélina Jamain a d’ores et déjà plein de projets en tête, avec une volonté de s’engager sur le territoire et de partager sa passion de la nouveauté et des fleurs.