La Bourgogne-Franche-Comté affiche une prévalence du diabète supérieure à la moyenne métropolitaine, établie à 6%. Selon l’étude de l’Insee et de l’Observatoire régional de la santé, 86% des personnes suivies ont au moins 55 ans. La maladie concerne moins de 2% des habitants de moins de 55 ans, contre environ 10% chez les 55-64 ans et 21% chez les 75-89 ans. Les hommes sont davantage concernés, avec une prévalence de 7,8%, contre 6,1% chez les femmes.
Le diabète de type 2 représente neuf cas sur dix. Son développement est notamment associé au vieillissement, au surpoids, à l’obésité et à la sédentarité. En 2020, 16% des habitants de 15 ans ou plus étaient en situation d’obésité. Les conditions sociales jouent également un rôle. La région compte notamment une part plus importante d’ouvriers qu’au niveau national, tandis que les cadres y sont moins nombreux. Les habitudes alimentaires et de consommation diffèrent aussi selon les catégories sociales.
475 millions d’euros de soins en 2023
Les écarts sont également visibles entre les départements. La Nièvre, l’Yonne, la Saône-et-Loire et la Haute-Saône figurent parmi les territoires les plus concernés. La Côte-d’Or présente, à l’inverse, une situation plus proche de la moyenne nationale. Le Jura et le Doubs affichent eux aussi une prévalence plus contenue.
La maladie représente par ailleurs un coût important pour l’Assurance Maladie. En 2023, près de 475 millions d’euros de soins directement liés au diabète ont été remboursés dans la région. Entre 2015 et 2023, 33 000 personnes supplémentaires ont été suivies, soit une progression de 20%. Cette tendance pourrait se poursuivre : selon les scénarios de l’Insee, le nombre de patients augmenterait de 9 à 30% d’ici 2040. Dans l’hypothèse intermédiaire, la région compterait environ 248 000 personnes suivies, soit 47 900 de plus qu’aujourd’hui. La hausse concernerait particulièrement les seniors, avec une prise en charge potentiellement plus complexe en raison des pathologies associées et des pertes d’autonomie.