Décryptage

CJD Artois : à Lens, une soirée sous le signe du rebond !

Près de 350 acteurs économiques se sont réunis dans les salons du Stade Bollaert-Delelis, à Lens, pour la Soirée Prestige 2026 du CJD Artois. Avec en point d’orgue l’intervention de Tony Chapron, ancien arbitre international de foot, l’événement a mis à l’honneur l’engagement entrepreneurial et la résilience.


En ouverture, le président de la section, Matthieu Dancoisne, a donné le ton d’une soirée à la fois symbolique et fédératrice, marquant la fin de son mandat. « C’est un moment particulier pour moi, cette soirée, c’est le clap de fin de deux années extraordinaires à la tête de ce que je considère comme la plus belle section de France » a-t-il confié avec émotion. 

Fidèle à l’ADN du mouvement, il a rappelé la vocation du CJD, fondé en 1938 : « Notre mission reste plus que jamais d’actualité : mettre l’économie au service de l’homme et du vivant ». Une philosophie qui se traduit localement par l’accompagnement des jeunes dirigeants et la volonté de rompre leur isolement.

Rompre la solitude du dirigeant

Dans ce lieu emblématique du football français, Matthieu Dancoisne a souligné les parallèles entre sport et entrepreneuriat comme sa passion pour le ballon rond et les hommes en noir : « Comme sur un terrain, la vie de dirigeant est faite d’émotions, de travail, de victoires mais aussi d’échecs. L’important, c’est de continuer à avancer. Et moi-même arbitre, je suis ravi d’accueillir aujourd’hui Tony Chapron qui interviendra sur le thème ‘‘Succès et échecs : l’art du rebond’’ ». La soirée a également mis en lumière la force du collectif prônée par le CJD avec l’intervention croisée de Julien Cussonneau, président du CJD Challans-Vendée, et de Mathieu Hetzer, président national.

Revenant sur un partenariat inédit entre les deux sections, « une idée un peu folle devenue une expérience humaine forte » pour reprendre ses mots, l’entrepreneur vendéen a souligné que « malgré des réalités économiques différentes, on partage les mêmes problématiques ». Un constat partagé par Mathieu Hetzer qui a salué ces initiatives locales : « Le CJD est là pour casser la solitude du dirigeant, et ce que vous faites ici, c’est exactement l’esprit du mouvement ». Et d’insister sur la responsabilité des entrepreneurs, d’autant plus dans le contexte international incertain. « Notre ambition est de transformer les entreprises pour contribuer à faire émerger le monde que nous voulons laisser aux générations futures via les actions concrètes du mouvement, entre formation, expérimentations et engagement sociétal… nous sommes un mouvement humaniste, plaçant l’humain au cœur de l’entreprise ».

Tony Chapron, l’art du rebond face à la crise

Temps fort de la soirée, l’intervention de Tony Chapron s’est montrée à la hauteur des attentes des convives ! L’ancien arbitre international a en effet livré un témoignage éclairant sur la gestion de la pression, l’autorité et la résilience, en s’appuyant sur son expérience du haut niveau. « Un arbitre prend une décision toutes les 20 secondes ! A la fin d’un match, cela représente près de 300 décisions, avec forcément une part d’erreur… c’est exactement ce que vivent les dirigeants ! L'arbitre incarne l'autorité et est souvent critiqué pour décider à la place des autres, une problématique similaire à la vôtre »

A travers plusieurs anecdotes sur un parcours qui l’aura conduit dans une cinquantaine de pays à travers le monde, un mot est selon lui central dans la gestion d’un match de foot comme d’une entreprise : l’anticipation : « Une crise, ce n’est pas seulement un danger, c’est aussi une opportunité, encore faut-il être acteur et ne pas subir. Et pour ne pas la subir, il faut l’anticiper… contrairement à ce qu’on pourrait croire, les arbitres préparent le match et connaissent les profils de tous les joueurs. C’est primordial pour anticiper les difficultés ». Et de conclure : « J’ai appris de grandes leçons au cours de ma carrière : ne jamais refuser de communiquer en situation de crise, le silence est perçu comme de l'arrogance et aggrave la situation ; préparer sa communication est essentiel, il faut savoir quand prendre la parole et quoi dire ; ayez une personne ressource de confiance, à la bonne distance émotionnelle, pour obtenir des conseils objectifs ; ou encore que reconnaître l’erreur et savoir s’excuser peut désamorcer une crise »

A bon entendeur…


Focus sur le CJD : 

- Création en 1938

- 118 sections locales dont 11 dans les Hauts-de-France

- 6 000 dirigeants et entrepreneurs membres en France

- 600 membres dans les Hauts-de-France