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Aides à l'embauche

CMA Grand Est : ce qui change pour le recrutement des apprentis en 2026

L’absence d’adoption de la loi de finances 2026 entraîne une évolution immédiate du soutien à l’alternance. Désormais encadrées par le Code du travail, les aides à l’embauche se recentrent sur les petites et moyennes structures, avec des montants plafonnés et des critères d'éligibilité précis pour tous les nouveaux contrats signés dès le 1er janvier.


© DR.
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Cette phase transitoire définit des aides juridiques et financières ciblées : pour les contrats conclus à partir du 1er janvier 2026, la prime est fixée à 5 000 € dans la plupart des cas, et portée à 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap. Ce soutien est strictement réservé à la préparation d’un diplôme ou titre de niveau 3 (CAP) ou 4 (Bac pro), et ne s’étend pas aux niveaux supérieurs sans un cadre financier spécifique. Ce nouveau régime marque une rupture avec les règles en vigueur pour les contrats signés entre le 24 février et le 31 décembre 2025, qui bénéficiaient de montants variables (jusqu'à 6 000 € selon la taille de l'entreprise).

Des démarches administratives simplifiées

L’information centrale pour les employeurs demeure la continuité du processus : les démarches s’effectuent toujours via l’OPCO et l’ASP. Pour percevoir l’aide, les entreprises doivent impérativement transmettre le contrat d'apprentissage à leur OPCO dans les six mois suivant sa conclusion. Le versement s'effectue mensuellement durant la première année, et le suivi des paiements reste accessible via la plateforme SYLAé. Côté charges, le dispositif de Réduction Générale des Cotisations Patronales (RGDU) remplace désormais progressivement l’ancien système d’exonération.

Un accompagnement renforcé pour l’inclusion

L'accent est mis sur l'accueil des apprentis reconnus travailleurs handicapés. Les aides spécifiques qui leur sont dédiées sont cumulables avec les aides de droit commun, ainsi qu'avec les financements de l'Agefiph ou des fonds équivalents pour la fonction publique. Cette volonté d'inclusion s'inscrit dans une stratégie de transmission des savoir-faire au sein des TPE-PME de moins de 250 salariés, cœur de cible de cette réforme.

Bien que le cadre 2026 se veuille clair, les détails opérationnels définitifs seront confirmés après l'adoption formelle de la loi de finances. En attendant, des interlocuteurs dédiés, notamment France Travail, les OPCO et les chambres consulaires comme la CMA, restent mobilisés pour accompagner les porteurs de projets. Ils assurent un conseil personnalisé pour naviguer entre les anciens barèmes et les nouvelles dispositions, garantissant ainsi la pérennité des recrutements dans l'artisanat.