Dans ce contexte, la location de voitures entre particuliers, notamment via la plateforme Turo, apparaît comme une option envisagée pour compenser une partie des dépenses liées à l’usage d’un véhicule. Dans ce département, où la motorisation reste largement répandue et où le passage au véhicule électrique demeure limité, posséder une voiture implique des coûts fixes importants, accentués par la hausse des prix de l’énergie. La mise en location ponctuelle d’un véhicule inutilisé peut ainsi être perçue comme un moyen d’optimiser cet usage.
Entre 2024 et 2025, le nombre de particuliers proposant un ou deux véhicules à la location via Turo a progressé de 55 % dans l’Aisne, soit la plus forte augmentation observée dans la région. Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large observée dans les Hauts-de-France, marquée par une diversification des profils de loueurs, incluant à la fois des particuliers et des acteurs disposant de flottes plus importantes.
«Les Hauts-de-France illustrent bien l'évolution des usages autour de l'automobile. Dans une région où la voiture reste indispensable pour de nombreux déplacements du quotidien, la location entre particuliers répond à plusieurs attentes à la fois : mieux amortir le coût d'un véhicule, accéder à une solution plus souple, et, pour certains hôtes, développer une activité plus structurée», déclare Antoine Lacharmoise, directeur général de Turo France. Les revenus générés par cette activité varient selon le nombre de véhicules proposés et leur fréquence de location, mais ils peuvent constituer un complément permettant de couvrir une partie des frais d’entretien ou d’utilisation.