C’était en septembre dernier. Le gouvernement présentait un plan de relance de 100 milliards d'euros visant à éviter que la crise sanitaire liée au coronavirus ne provoque un effondrement de la deuxième économie de la zone euro, tout en préparant le pays aux défis de la prochaine décennie. Dans le cadre du Plan de relance, un dispositif de prêts participatifs ou d’obligations soutenus par l’État, permettant de générer entre 10 et 20 milliards d'euros de quasi-fonds propres pour les projets d’investissement des entreprises françaises, a été acté ces derniers jours. Ces financements permettront aux entreprises d’investir, d’embaucher et de développer leur activité. L’État apportera une garantie aux investisseurs qui refinancent des prêts participatifs ou des obligations Relance. Il se portera garant à hauteur de 30 %.
A la mesure de la crise
Ces prêts auront une maturité plus longue (8 ans) que les prêts classiques. Leur différé d’amortissement sera de 4 ans. Néanmoins, ces prêts, dits «dettes junior», ne seront remboursés que si l'entreprise en a les moyens et uniquement après avoir remboursé ses autres dettes. Néanmoins, les intérêts devront être remboursés dès la première année (4 % pour les PME / 5 % pour les ETI). Quant aux obligations Relance, elles seront remboursables en une seule fois au bout de 8 ans. Les intérêts seront également dus dès la première année (5 % pour les PME / 6 % pour les ETI). TPE, PME et ETI pourront donc se voir octroyer ces prêts par les banques, les sociétés de financement ou des fonds dans le cadre d’un accord avec l’État. Pour l’heure, douze banques, une vingtaine d’assureurs et une quarantaine d’entreprises de capital risque sont mobilisées.