Démographie
Démographie toujours à la baisse en Meuse
Sans surprise, les derniers chiffres révélés par l’Insee confirme la même tendance à la baisse pour la Meuse qui compte désormais 180 290 habitants soit une perte de 6897 personnes par rapport à 2017, alors que le Grand Est affiche un léger gain.
La Meuse reste inexorablement en queue de peloton avec 180 290 habitants en 2023 contre 187 190 en 2017, soit une baisse de 0,6%. D’ailleurs, selon les chiffres publiés mi-décembre par l’Insee, seule la Haute-Marne fait moins bien avec une diminution de 0,7%, alors même que le Grand Est affiche une légère hausse. Du côté des villes meusiennes, la ville chef-lieu continue de perdre en attractivité avec 14 607 habitants pour une diminution de 0,4%. Même tendance observée pour Commercy alors que Verdun qui reste la ville la plus peuplée de ce département rural, s’appuie désormais sur 16 890 habitants, soit une perte de 585 habitants (-0,6 %). Malgré ces résultats, le maire de Verdun, Samuel Hazard, tient à préciser que « Verdun passe de 16 610 à 16 890 habitants (entre 2022 et 2023). Cette donnée démographique confirme ce que l’on ressent sur le terrain. Nous n’arrivons plus à satisfaire les demandes de logements formulées. Les projets immobiliers dont Miribel (300 logements d’ici cinq ans) vont répondre aux besoins légitimes de nos concitoyens, de nos futurs concitoyens qui souhaitent vivre à Verdun ».
La question de l’habitat au cœur de la déprise démographique
En Meuse, la déprise démographique qui s’inscrit dans le temps, n’empêche pas les élus et les acteurs économiques de se saisir de la problématique de l’habitat avec la volonté d’anticiper les demandes à l’heure où des projets industriels d’ampleur se rapprochent que ce soient Daimler Buses à Ligny-en-Barrois mais également à Bure autour du projet de stockage de déchets nucléaires. « Ce dossier nécessite une compréhension fine pour préparer l’arrivée des ouvriers qui participeront au chantier, sans oublier de prendre en compte l’après pour éviter toutes vacances » prévient Matthieu Cop, le directeur général de l’OPH de la Meuse, conscient de l’enjeu de ne pas déséquilibrer l’offre dans un département dont la démographie s’étiole.