Réuni le 25 mars pour étudier la prochaine carte scolaire, le Comité social d’administration spécial départemental (CSA-SD) a révélé que 17 postes sont sur la sellette alors que la Meuse sera confrontée à une baisse de 476 élèves pour le premier degré. Pas encore définitive, cette première copie annonce 18 fermetures de classes contre une seule ouverture alors que cinq reconductions de classes implantées à titre provisoire sont à dénombrer et que deux postes de remplaçants devraient être supprimés. Apprenant la suppression envisagée de classes au sein des écoles Danielle Mitterrand et Porte de France à Verdun, Samuel Hazard, tout juste réélu, n’a pas attendu pour réagir en adressant un courrier à la directrice académique des services de l’éducation nationale, Marie-Laure Carrée-Sène, en poste depuis juin dernier, dénonçant l’absence d’information préalable et de concertation.
Publics allophones et réseau d’éducation prioritaire
Au-delà de l’absence de dialogue, l’élu verdunois rappelle que ces deux écoles dont l’une est implantée en réseau d’éducation prioritaire «accueillent des publics qui nécessitent un accompagnement renforcé particulièrement auprès des élèves allophones», ajoutant que «l’école de la République représente bien souvent le premier vecteur d’intégration, de réussite et d’émancipation» et appelant de ses vœux «une rencontre rapide, afin d’examiner ensemble la situation et d’identifier des solutions adaptées conciliant les contraintes nationales et les besoins du terrain». En quatre ans, l’académie de Nancy-Metz a perdu 413 postes d’enseignants, selon le FSU-SNUipp.