En bref

Don de plasma : une campagne pour répondre à l’urgence sanitaire

Face à des besoins croissants en médicaments issus du plasma, une nouvelle campagne est lancée en avril 2026 en Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif est de sensibiliser au don de plasma, encore peu connu, et d’augmenter le nombre de donneurs pour renforcer l’autonomie sanitaire.

© EFS Santé.

© EFS Santé.

Territoire ancré dans la région Bourgogne-Franche-Comté, la Saône-et-Loire s’inscrit pleinement dans cette dynamique de santé publique. Comme ailleurs, les besoins y progressent sous l’effet du vieillissement de la population et de la hausse des maladies chroniques.

La campagne lancée en avril vise à mieux faire connaître le don de plasma et à inciter au passage à l’acte. L’Établissement français du sang (EFS) souligne que ce geste peut s’intégrer facilement dans le quotidien. Le don dure environ 1h30, dont 45 minutes de prélèvement. Il se déroule dans une maison du don, dans un espace encadré, avec un temps de repos prévu après la collecte.

Un enjeu d’autonomie et de solidarité

Le défi est important. L’EFS prévoit de doubler le nombre de donneurs d’ici 2028. En France comme en Europe, la demande en traitements issus du plasma ne cesse d’augmenter. Dans le même temps, une partie des besoins dépend encore de collectes réalisées à l’étranger, notamment aux États-Unis.

Le don de plasma repose sur un procédé spécifique. Le sang est prélevé, puis séparé par une machine qui conserve uniquement le plasma avant de réinjecter les autres composants au donneur. Ce fonctionnement permet notamment aux personnes légèrement anémiées ou aux sportifs de donner sans impact majeur. Accessible sur rendez-vous, ce don apparaît comme un levier clé pour répondre à une demande médicale en forte progression et renforcer un modèle fondé sur le bénévolat.