En bref

Dunkerque : un campus 5G pour une industrie toujours à l’avant-garde

Se servir de la 5G industrielle pour imaginer les solutions numériques et technologiques qui vont accompagner le développement des PME et des PMI, c’est toute l’ambition du campus 5G qui va voir le jour à Dunkerque, sous l’impulsion du sidérurgiste ArcelorMittal, de la Communauté urbaine de Dunkerque et du pôle dédié à la transformation économique du territoire, Ecosystème D. Il vient d’être sélectionné par France 2030.

Le cockpit de contrôle digital installé au digital Lab d'ArcelorMittal, partenaire du Campus 5G. Photo : ArcelorMittal

Le cockpit de contrôle digital installé au digital Lab d'ArcelorMittal, partenaire du Campus 5G. Photo : ArcelorMittal

«C’est un projet unique en France. Le voir aujourd’hui sélectionné par le nouvel appel à projets France 2030* est une grande fierté. Cela va lui donner une autre dimension qui participera à le faire connaître, voire à le dupliquer, dans d’autres territoires en France», résume David Glijer, directeur de la transformation digitale chez ArcelorMittal.

Ce projet, c’est ni plus ni moins que la création d’un campus 5G, à l’échelle de la région Hauts-de-France, porté conjointement depuis Dunkerque par la Communauté urbaine de Dunkerque, EcosystèmeD et le Digital Lab France d’ArcelorMittal. Le sidérurgiste, qui a créé le premier réseau 5G industriel privé en France il y a quelques années sur son site de Grande-Synthe, est convaincu que cette technologie est devenue indispensable pour stimuler la croissance des entreprises. «Elle augmente la productivité, elle réduit les coûts opérationnels, par exemple, en favorisant la mobilité des salariés sur site pour des opérations de maintenance. Elle ouvre aussi de nouvelles opportunités commerciales grâce à l’innovation technologique qu’elle permet et à l’efficacité accrue des processus industriels», liste David Glijer.

Favoriser l'émergence de jeunes pousses innovantes

Pour ArcelorMittal et ses deux partenaires, il est indispensable qu’un maximum de PME et de PMI puissent bénéficier de la 5G industrielle, «un réseau très sécurisé, très rapide, qui couvre de grandes distances», insiste David Glijer. «Trop d’entreprises qui interviennent dans nos industries n’ont pas la possibilité d’avoir la 5G. Etre un territoire où elle est accessible sera un atout d’attractivité très important, d’autant plus si on y associe le développement de solutions d’innovations numériques qui auront un impact très positif pour la gestion des entreprises».

Au sein du campus 5G, désigné sous le nom de Campusind#HDF-5G, des industries, des entreprises du numérique, des centres de recherche, des écoles d’ingénieurs vont donc travailler ensemble pour imaginer des solutions numériques et technologiques qui, demain, aideront les PME, les PMI et les industries à se développer grâce à l’usage de la 5G industrielle. Ils auront la possibilité de tester la faisabilité économique et technologique de leurs solutions dans un incubateur, hébergé chez Ecosystème D. Ce dernier aura aussi pour mission de promouvoir, dans les entreprises, les nouvelles solutions proposées.

«Pouvoir s’associer à trois partenaires sur un tel projet est une réelle chance. Ainsi, chercheurs, étudiants, industriels, start-up pourront être accompagnés dans leurs travaux par le Digital Lab ArcelorMittal France, installé à deux pas d’Ecosystème D. Celui-ci leur apportera sa longue expertise industrielle et digitale. Y seront aussi proposés, par exemple, des espaces et des temps de partage de connaissances, notamment autour des solutions digitales et de la 5G industrielle. Le but d'ArcelorMittal est de fédérer toute la communauté du Campus 5 G», résume David Glijer.

L’intérêt pour le Campus 5 G a d’ores et déjà été acté par plusieurs start-up qui pourraient le rejoindre à court terme. Son démarrage aura aussi un autre avantage et non des moindres : participer à la diversification du tissu économique du Dunkerquois, en favorisant la création d’entreprises innovantes à forte valeur ajoutée.

* Ce plan, en cours depuis 2021, doit permettre de rattraper le retard industriel français, d’investir massivement dans les technologies innovantes et de soutenir la transition écologique.