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DZ Mafia: quatre mises en examen pour des projets d'actions violentes

Quatre personnes en lien avec la DZ Mafia ont été mises en examen, soupçonnées d'avoir fomenté plusieurs actions violentes, a-t-on appris mercredi...
Inscriptions sur une porte signalant la vente de drogues illicites avec les initiales DZ, pour le groupe criminel DZ Mafia, à la cité La Maurelette, dans le 15e arrondissement de Marseille, le 16 janvier 2026 © MIGUEL MEDINA

Inscriptions sur une porte signalant la vente de drogues illicites avec les initiales DZ, pour le groupe criminel DZ Mafia, à la cité La Maurelette, dans le 15e arrondissement de Marseille, le 16 janvier 2026 © MIGUEL MEDINA

Quatre personnes en lien avec la DZ Mafia ont été mises en examen, soupçonnées d'avoir fomenté plusieurs actions violentes, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Marseille.

Les quatre personnes mises en examen ont été interpellées lundi lors d'une opération menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB) de Marseille, dans le cadre d'une information judiciaire. 

Elles sont soupçonnées de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime en bande organisée et en vue d'un délit en bande organisée, a précisé le parquet. 

L'un d'entre eux a été placé en détention provisoire et un autre sous contrôle judiciaire. Pour les deux autres, le parquet a demandé une mesure de détention provisoire, qui sera examinée mercredi après-midi.

A ce stade, cette affaire est probablement en lien avec Gabriel O., un chef présumé de la DZ Mafia transféré récemment à Aix-Luynes, depuis la prison ultra-sécurisée de Vendin-Le-Vieil (Pas-de-Calais), en vue d'un procès qui débute le 23 mars à Aix-en-Provence pour un double assassinat commis en 2019.

Mardi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait annoncé l'interpellation de cinq personnes dans cette affaire "qui laissait à penser qu'un projet d'action violente était en préparation".

Il a ainsi mentionné "l'achat de tenues de policiers, de tenues de pompiers, de talkies-walkies, de gyrophares, brassards, fumigènes, des cordes, un appartement (...) pris en location".

Début mars, par ailleurs, des téléphones portables avaient été saisis dans le quartier d'isolement de la prison, notamment dans une cellule que Gabriel O., un chef présumé du clan de narcotrafiquants marseillais, devait occuper quelques jours plus tard. Une enquête préliminaire est en cours.