Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, a demandé mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne-phare, Okaïdi.
La procédure concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, précise le groupe, qui emploie 2 000 personnes en France. En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi, ni les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe.
La direction explique que cette demande de protection doit permettre de redonner du temps et de la capacité financière au groupe, qui doit "accélérer transformation".
Impact salarial
Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6 000 salariés dans le monde. Le groupe dit subir un "effet sablier" : le segment premium résiste en haut du marché, tandis que "le low-cost et l'ultra fast-fashion prospèrent" en bas, ce qui étrangle les enseignes du milieu de gamme comme Okaïdi, a souligné un porte-parole.