Avant Saint-Quentin, le 28 mars, Enedis Picardie, qui compte 12 sites sur les trois départements, a organisé de grandes portes ouvertes au sein de ses sites d’Amiens et de Beauvais le 20 mars dernier. Un événement qui s’inscrit dans le cadre de l’opération "Usine ouverte". Le groupe, qui gère 98 % du réseau français, a pour ambition de recruter, cette année, 41 personnes en CDI et 21 en alternance. «Nous accueillons également 80 stagiaires en moyenne par an, de la 3e au bac +5. C’est vraiment un point que l’on souhaite développer pour faire découvrir encore davantage aux jeunes la pluralité de nos métiers», explique Anne-Lise Debuisser, du service RH d’Enedis Picardie. La responsable est en charge de la formation et des parcours professionnels et référente du projet «École des réseaux pour la transition énergétique».
Sur ce premier jour de portes ouvertes, 500 collégiens, lycéens, demandeurs d’emploi et personnes en reconversion étaient inscrits pour visiter les sites d’Amiens et de Beauvais. Une soixantaine de personnes ont prévu de se rendre à Saint-Quentin le 28 mars. Une fréquentation en hausse par rapport à l’année dernière. «Le public est curieux, c’est très positif. Enedis est une entité reconnue, mais peu de gens imaginent les compétences parfois très différentes qui la composent. Ces portes ouvertes sont une réelle opportunité de les mettre en avant», souligne Anne-Lise Debuisser.
Diversifier les profils
Chez Enedis, l’essentiel des métiers reste technique. D’ailleurs, 50% des recrutements prévus cette année concernent des profils de techniciens d’intervention polyvalents. «Nous recherchons aussi des agents d’intervention spécialisés ou des chargés de projets», indique Anne-Lise Debuisser. Des métiers qu’Enedis veut ouverts à tous, notamment aux femmes. «Nous avons de réels enjeux de féminisation. Pour cela, nous voulons démontrer que l’ensemble des postes est accessible aux femmes. Nous ne faisons aucune différence entre un technicien et une technicienne», assure-t-elle.
La responsable souligne également qu’Enedis est aussi une entreprise handi-responsable. «Nous ne mettons aucune barrière : beaucoup d’adaptations sont possibles et nous avons pour ambition d’accueillir un maximum de personnes», ajoute-t-elle. Par ailleurs, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité travaille à l’intégration de nouveaux métiers liés à la data ou à la cybersécurité.
Créer des parcours professionnels
L’un des autres atouts majeurs d’Enedis est de proposer des parcours professionnels, avec des possibilités d’évolution, de changement de carrière ou de région. «Nous avons notre propre organisme de formation pour faciliter les mobilités internes», pointe la RH. Mathieu Spillebout fait partie des agents ayant bénéficié d’une évolution en interne. Recruté en 2001 comme technicien, il est ensuite passé à la programmation avant de devenir, en 2021, chargé de projets. «Je suis un peu un chef d’orchestre, puisque nous suivons une demande client jusqu’à sa mise en service», explique-t-il.
Jean-Philippe Klein, chargé de projet chez Enedis depuis 2020, détaille ses missions. «Nous travaillons avec l’ensemble des services en interne, mais aussi avec des prestataires, des collectivités… En plus d’une grande autonomie, chaque chantier est différent, ce qui fait que l’on ne s’ennuie jamais». Venu de l’extérieur, Jean-Philippe Klein a été recruté en 2012. «C’est une entreprise où l’on peut faire toute sa carrière tout en changeant de métier. De plus, ce que nous faisons a vraiment du sens», conclut-il.
Pour Aletheia Press, DLP