Enquête administrative ouverte après le suicide d'une lycéenne en Seine-et Marne
Une enquête administrative a été ouverte après le suicide d'une lycéenne de 17 ans en Seine-et-Marne, cible selon sa famille de harcèlement scolaire depuis décembre, pour "clarifier les faits" et "prendre les mesures nécessaires", a...
Une enquête administrative a été ouverte après le suicide d'une lycéenne de 17 ans en Seine-et-Marne, cible selon sa famille de harcèlement scolaire depuis décembre, pour "clarifier les faits" et "prendre les mesures nécessaires", a déclaré vendredi le ministre de l'Education nationale.
"J'ai demandé, hier (jeudi), à l'inspection générale, de procéder à une enquête administrative, indépendamment de l'enquête pénale, pour clarifier les faits, quels qu'ils soient", a déclaré Edouard Geffray lors d'un déplacement à Givors (Rhône), évoquant un "drame humain atroce".
"On est sur une situation manifestement complexe, sur un acte désespéré (...) Le procureur fait une enquête pénale, et c'est dans ce cadre-là évidemment que la vérité sera établie. Nous, on va faire une enquête administrative pour savoir ce qui, administrativement, s'est passé", a précisé le ministre à la presse.
"Tirer des conséquences hâtives, sans savoir ce qui s'est exactement passé, ce serait irresponsable (...) Les inspecteurs généraux seront sur site, probablement dès lundi, peut-être même qu'ils y sont d'ailleurs dès cet après-midi. Et quand on saura, on prendra les mesures nécessaires", a-t-il ajouté.
L'enquête a été confiée "à l'inspection générale de l'éducation nationale, du sport et de la recherche", a précisé le ministère.
Le parquet de Meaux a annoncé l'ouverture de deux enquêtes - l'une pour déterminer les causes de la mort et l'autre sur la question du harcèlement scolaire - après le suicide de Camélia, élève de 17 ans du lycée Balzac de Mitry-Mory.
L'adolescente, qui a été mortellement percutée par un train RER mardi et qui était selon sa famille victime de harcèlement scolaire depuis décembre, s'est "volontairement donné la mort", a indiqué le procureur de la République de Meaux.
L'académie de Créteil avait déclaré jeudi qu'elle n'allait pas ouvrir d'enquête administrative "à ce stade" car il n'y avait, selon elle, pas d'éléments suggérant qu'il y ait eu un dysfonctionnement dans le système d'alerte harcèlement.
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