Facturation électronique : dernière ligne droite avant le lancement de la révolution
L’arrivée de la facture électronique dans les entreprises approche à grands pas, avec une obligation à partir de septembre 2026 pour toutes les entreprises de la recevoir, et pour celles soumises à la TVA de les envoyer. Éclairage avec Olivier Jauze, cofondateur de Rydge Conseil.
C’est la révolution qu’attendaient les experts-comptables et
elle va être officiellement lancée en septembre 2026 : la
facture électronique. Mise en place, entre autres, pour lutter
contre la fraude à la TVA, elle va aussi permettre une meilleure
organisation fiscale pour les entreprises et pour les
experts-comptables, et permettre de diminuer les coûts déclaratifs,
de faciliter la gestion du temps, avec notamment une baisse des
délais de paiement, réel problématique pour les entreprises. Car
si les délais sont très stricts en France, ils sont en moyenne
dépassés de 13 jours, à cause du traitement long des factures.
Cela occasionne des risques pour les entreprises qui ne sont pas
payées à temps.
Une
centaine de plateformes pour les entreprises
Il
va être obligatoire à partir de septembre 2026 pour toutes les
entreprises d’être en capacité de recevoir la facture
électronique. Jusqu’en septembre 2027, seules les entreprises qui
payent la TVA devront être capables de l’envoyer. Après cette
date, elle concernera tout le monde. La date fatidique se rapproche
donc pour les sociétés, qui doivent rapidement choisir une
plateforme agréée pour pouvoir échanger ces factures. Et le choix
est large puisqu’Olivier Jauze, cofondateur de Rydge Conseil,
estime qu’au moment du lancement officiel de la facture
électronique, il y aura «au moins une centaine de plateforme
agréées. Il y aura des plateformes très générales et d’autres
très spécialisées, le tout est qu’elles soient très
sécurisées». Beaucoup de plateformes se concentreront sur un
seul secteur d’activité, mais cela n’empêchera pas la
communication entre les plateformes différentes afin d’échanger
les factures électroniques.
Cette révolution va être un changement important pour de nombreuses entreprises, encore très attachées au papier. C’est pour cela que l’acculturation doit débuter dès maintenant, pour faciliter la transition. Olivier Jauze assuer qu’il «ne faut pas voir cela uniquement comme une contrainte, mais aussi comme une opportunité, avec des données en temps réel, qui donnent un avantage aux experts-comptables qui peuvent mieux piloter la trésorerie». Suis ensuite une meilleure traçabilité, donc une meilleure expérience client par rapport aux délais de paiement raccourcis. «Tout va beaucoup plus bouger sur les deux prochaines années que sur les 80 dernières pour les experts-comptables», sourit le cofondateur de Rydge Conseil.
