Les pieds dans la dure réalité économique quotidienne et la tête dans les nuages prospectifs d’un futur proche ! Les professionnels du BTP de Meurthe-et-Moselle, réunis le 6 octobre dernier dans les Grands salons de l’hôtel de ville ont eu droit à un retour vers le futur via la diffusion de différents scénarios sur l’avenir de leur secteur à l’horizon 2035. Cinq au total, issus d’un travail mené au niveau national par la Fédération française du bâtiment (FFB). Des hauts et des bas. En vert et contre tous. Le Bâtiment tisse la toile 4.0. En avant le Bâtiment ! La nouvelle société de consommation d’une ère de l’économie de la fonctionnalité. Des titres accrocheurs pour des réalités mêlant inquiétudes et espoirs. Ces futurs possibles permettent de se projeter, d’anticiper et «de se renouveler pour faire face», comme l’a assuré Alban Vibrac, le président de la Fédération du BTP de Meurthe-et-Moselle (réélu le jour même à l’unanimité pour un dernier mandat de trois ans).
Urgence économique
Reste qu’aujourd’hui si les prospectives sont nécessaires, la réalité du moment reprend rapidement le dessus. «Nous sommes face à une urgence économique», comme l’a assuré Franck Muratet, adjoint au maire de Nancy délégué à l’attractivité, au rayonnement, au développement, à l’emploi et à l’économie circulaire, représentant Mathieu Klein, le maire de Nancy (indisponible pour cette AG car positif au Covid-19). «À peine sortie d’une pandémie, nous subissons les dommages collatéraux économiques, sociaux, énergétiques de la guerre en Ukraine. Nous sommes face à une inconnue.» Constat à peu près similaire établi par les autres élus présents à l’instar de Valérie Debord, vice-présidente de la Région Grand Est, Chaynesse Khirouni, présidente du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et naturellement des représentants de l’État, Arnaud Cochet, le préfet de Meurthe-et-Moselle et Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture. «Il est certain que le bouleversement de 2022 est immense. Les donneurs d’ordre doivent continuer à investir, à porter des projets, à construire de manière intelligente équilibrée et soutenable. La profession est prête. Il nous faut être vigilant et surtout prudent mais ayons confiance !», assure Alban Vibrac. De la confiance, il va falloir en avoir dans les mois à venir.