La présence de l'ex-secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, au procès en appel du financement libyen est incertaine en raison de son état de santé, a appris mercredi l'AFP auprès de son avocat Philippe Bouchez El Ghozi.
Le conseil compte demander à la cour d'appel de Paris au premier jour du procès lundi d'ordonner une expertise médicale afin d'évaluer la capacité de son client à être présent aux débats.
Le procès est prévu jusqu'au 3 juin.
Dans cette affaire, qui a valu à l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, d'être condamné en première instance à cinq ans de prison ferme, il est notamment reproché à Claude Guéant, aujourd'hui âgé de 81 ans, d'avoir œuvré à la conclusion d'un "pacte de corruption".
Le bras droit de Nicolas Sarkzoy a discrètement rencontré le beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, condamné par défaut à la perpétuité en France pour son rôle dans l'attentat du DC-10 de l'UTA qui a coûté la vie à 170 personnes en 1989, et qui cherchait à se faire absoudre. M. Guéant dit avoir été piégé par M. Senoussi.
Il a été condamné en première instance dans cette affaire à six ans de prison pour toute une série de délits, dont corruption, trafic d'influence passive, faux et usage de faux et association de malfaiteurs. Tenant compte de sa santé, le tribunal n'a pas assorti cette peine d'un mandat de dépôt. Il a par ailleurs été condamné à 250.000 euros d'amende.