En bref

Guerre au Moyen-Orient : flambée historique du pétrole

Le baril de pétrole a flambé lundi de 30% en quelques heures et tutoyé brièvement 120 dollars, envolée historique dans un marché paniqué par la prolongation du conflit au Moyen-Orient. 

Un pétrolier arrive dans le port de Qingdao, en Chine, le 7 mars 2026. © AFP

Un pétrolier arrive dans le port de Qingdao, en Chine, le 7 mars 2026. © AFP

Le baril de pétrole a flambé ce lundi9 mars de 30% en quelques heures et tutoyé brièvement 120 dollars, envolée historique dans un marché paniqué par la prolongation du conflit au Moyen-Orient, le blocage du détroit d'Ormuz et les dommages aux infrastructures énergétiques. Au dixième jour du conflit, les marchés de l'énergie restent suspendus aux développements de la crise, au coeur duquel le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de l'offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé. Donald Trump a rapidement réagi, déclarant que ce coup de chaud était un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde".

Ormuz bloqué, production en berne

Certes, vendredi, l'Agence américaine de développement DFC a annoncé la mise en place d'un mécanisme de réassurance pour faciliter la couverture des risques liés au passage du détroit d'Ormuz, jusqu'à 20 milliards de dollars. Les États-Unis collaborent actuellement avec des armateurs qui souhaitent faire sortir leurs tankers du Golfe persique. Mais ces signaux n'ont pas suffi à rassurer : par peur d'attaques, la circulation reste quasi-paralysée dans le détroit.

Surtout, l'extension du conflit exacerbe les inquiétudes sur la production d'hydrocarbures. L'Arabie saoudite a notamment encore intercepté lundi plusieurs drones qui se dirigeaient vers le gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du pays, déjà attaqué la veille.

Avec AFP