Interrogée sur Glucksmann, Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés
La présentatrice du journal télévisé de France 2 Léa Salamé, confrontée aux questions de députés sur son compagnon, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a défendu son travail de "femme libre" lundi, tout en réaffirmant qu'elle quittera le...
La présentatrice du journal télévisé de France 2 Léa Salamé, confrontée aux questions de députés sur son compagnon, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a défendu son travail de "femme libre" lundi, tout en réaffirmant qu'elle quittera le 20h s'il devient candidat à la présidentielle.
"Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais, "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", a affirmé la vedette de l'info de France Télévisions, lors d'une audition d'environ 2h30.
Elle répondait au rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public, le député du parti UDR, allié du Rassemblement national, Charles Alloncle. Il l'a interrogée sur ses "garanties" d'impartialité, alors qu'elle "partage (sa) vie avec Raphaël Glucksmann", cofondateur du parti de gauche Place publique et candidat potentiel à la présidentielle de 2027.
"Jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo", a poursuivi celle qui a animé le débat d'entre-deux-tours de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Avant d'interroger M. Alloncle: "pensez-vous vraiment qu'en 2026, une femme pense (...) vote (...) prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari ?".
Léa Salamé a rappelé le principe déjà énoncé par France Télévisions au moment de sa nomination à la rentrée 2025: "S'il est candidat, je sors de l'antenne".
Charles Alloncle, puis la députée RN Caroline Parmentier, lui ont demandé si la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella.
"J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu'à ce que son compagnon soit candidat", a répondu l'ancienne figure de la matinale de France Inter.
Les questions ont fait débat, la députée LR Virginie Duby-Muller trouvant "désolant de constater en 2026 qu'une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l'ombre de son compagnon".
Léa Salamé s'est aussi expliquée sur son double statut à France Télévisions: salariée pour le 20h et co-productrice, via sa société Marinca Prod, de l'émission phare du samedi soir "Quelle époque!", une situation "d'animateur producteur" aux yeux de Charles Alloncle.
Elle a répondu n'avoir "pas demandé un euro de plus" au salaire que lui avait proposé France Télévisions - le montant n'a pas été dévoilé durant les échanges -, en assurant avoir reçu des "offres beaucoup plus lucratives" dans le privé.
"Je tenais à être co-productrice" de "Quelle Epoque!", parce que "je voulais la maîtrise éditoriale et (...) aussi un droit moral", a-t-elle expliqué: "Si j'étais pas coproductrice (...), cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre" ou être "rachetée par une société étrangère".
Elle a aussi lancé un plaidoyer pour l'audiovisuel public: "C'est énorme ce que fait le service public: sur la culture, l'histoire, les grands documentaires, l'international ; et ça, non, les chaînes privées ne le font pas ou beaucoup moins".
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