L’activité non-alimentaire de Cercle Vert rapatriée à Le Mesnil-en-Thelle
Le groupe, spécialisé dans la distribution de produits alimentaires et non-alimentaires pour les professionnels de la restauration, se réorganise. Une partie de son activité doit être transférée de Beaumont-sur-Oise à Le Mesnil-en-Thelle.
Ce 29 décembre, le groupe familial Cercle Vert, créé en 1985, a reçu Jean-Marie Caillaud, préfet de l'Oise, sur son site logistique isarien. L'entreprise, spécialisée dans la distribution de produits alimentaires et non-alimentaires pour les professionnels de la restauration, se réorganise. «Notre activité alimentaire se concentre principalement en Île-de-France - où nous sommes leaders sur l’épicerie sèche -, l’Oise et la Normandie. À l’avenir, nous souhaitons nous développer dans les Hauts-de-France. En revanche, pour le non-alimentaire, nous sommes présents partout en France», détaille Christophe Evreux, directeur des opérations du groupe Cercle Vert.
La structure, qui compte 350 salariés, dont une centaine en logistique, et affiche un chiffre d’affaires de 310 millions d’euros, est aujourd’hui implantée à Beaumont-sur-Oise (Val d'Oise) et à Le Mesnil-en-Thelle. «Le dépôt de Beaumont était trop petit. C’est pourquoi nous avons fait le choix d’installer ici, en 2015, la partie alimentaire et logistique. L’idée, demain, est de construire un nouvel entrepôt de 18 000 m² juste derrière celui-ci pour accueillir le non-alimentaire et les 60 salariés associés», ajoute-t-il. L’entreprise attend actuellement la validation du permis de construire pour engager les travaux.
Des besoins en recrutement
Depuis Le Mesnil-en-Thelle, Cercle Vert livre en moyenne 1 000 clients par jour. «Nous recevons du stock et livrons nos clients tous les jours. La journée débute à 5 heures. Les camions sont chargés la veille, ce qui permet aux livreurs de partir directement en tournée. Lorsqu’ils reviennent au dépôt, le ballet de chargement des marchandises recommence. Nous avons toujours 24 heures d’avance», précise Cyrille Rotgé, directeur supply chain chez Cercle Vert.
Les tournées sont assurées par 110 chauffeurs rattachés à quatre transporteurs locaux, comme Prévoté. «Ce sont des partenariats de long terme» insiste Christophe Evreux, qui rappelle que l’entreprise a fait le choix de ne pas recourir à l’intérim et de privilégier le recrutement en CDI. «C’est une question de stabilité pour nos salariés et cela fonctionne, puisque l’ancienneté moyenne est de neuf ans» souligne-t-il. Malgré cette stratégie RH, Cercle Vert cherche activement à renforcer ses équipes dans les entrepôts. «Ce sont des postes qui ne nécessitent pas de qualifications particulières» indique Cyrille Rotgé, qui doit composer avec un bassin économique très dynamique et de réels problèmes de mobilité.
Réduire son empreinte carbone
L’autre grand enjeu de Cercle Vert est de continuer à réduire son impact carbone. Pour cela, le signataire de la charte poids lourds mise notamment sur le remplacement de sa flotte de camions. «À chaque renouvellement de contrat, nous veillons à ce que nos nouveaux camions roulent avec une énergie propre, soit du gaz, soit de l’électrique», souligne Christophe Evreux. Actuellement, 35 % du parc fonctionne avec une énergie alternative.
Autre levier RSE : l’intégration progressive de produits locaux et/ou bio. «20 à 30% de notre gamme est labellisée bio ou affiliée» note Cyrille Rotgé. Si la demande en produits locaux est de plus en plus forte -notamment pour répondre aux enjeux de la loi Egalim -, le groupe peine à y répondre pleinement. «C’est assez complexe, puisque l’un de nos plus gros clients, par exemple, est Sodexo. Un producteur local va avoir du mal à fournir les volumes attendus. Mais c’est un sujet sur lequel nous travaillons», assure-t-il.