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L'enjeu de la présidentielle ne sera "pas de sauver des partis", prévient Bregeon

L'enjeu de la présidentielle de 2027 ne sera "pas de sauver des partis", a estimé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon (Renaissance), appelant notamment Bruno Retailleau, mais aussi les autres chefs de partis, à s'entendre autour...
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon lors d'une conférence de presse à Paris, le 25 mars 2026 © Ludovic MARIN

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon lors d'une conférence de presse à Paris, le 25 mars 2026 © Ludovic MARIN

L'enjeu de la présidentielle de 2027 ne sera "pas de sauver des partis", a estimé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon (Renaissance), appelant notamment Bruno Retailleau, mais aussi les autres chefs de partis, à s'entendre autour d'une candidature unique de droite et du centre.

"L'enjeu en 2027, c'est pas de sauver des partis. Moi, je me contrefous de sauver les partis", a jugé sur LCI la ministre de l'Energie, s'exprimant à titre personnel. 

Elle était interrogée sur la position de Bruno Retailleau, chef du parti Les Républicains, qui a déclaré jeudi dans Le Figaro que "ce qui risque d'entraîner la mort de LR, ce serait l'absence de notre parti à la présidentielle", rejetant l'idée d'une primaire pour désigner un candidat de la droite et du centre.

"Si nous avons deux, trois, quatre candidats de la droite et du centre", la probabilité de "disparaître du jeu politique" est "évidemment très importante", a alerté dimanche Mme Bregeon. Elle s'exprimait au lendemain de la parution d'une tribune de 90 personnalités de droite et du centre, réunissant notamment des ministres et des parlementaires, y compris de Renaissance, de LR, ou d'Horizons le parti d'Edouard Philippe, pour appeler à une candidature unique.

"Il n'y a aucun candidat, ni chef de parti" parmi les signataires, "parce qu'on essaie de porter une voix qui vient de la base (...) et qui s'adresse à nos chefs, à nos supérieurs", a souligné Maud Bregeon, elle-même signataire. "On leur dit +entendez vous, parce qu'en fait, nous, on n'a pas fait de la politique pour laisser le pays à monsieur Bardella ou à monsieur Mélenchon".

Quant au mode de désignation d'un éventuel candidat unique, la ministre reconnaît une équation complexe à résoudre mais n'est pas favorable à une primaire "pour des raisons pragmatiques", estimant le procédé difficile à organiser entre tous les partis politiques à temps pour la campagne présidentielle.

Interrogée pour savoir si elle estimait que le patron d'Horizons Edouard Philippe était le candidat le mieux placé, la députée des Hauts-de-Seine a estimé qu'il avait en tout cas "pris une sérieuse option".

"Il est aujourd'hui un de ceux, peut-être celui qui est le mieux placé chez nous pour porter ce combat. Maintenant, douze mois, c'est long d'une part et ça ne règle pas cette question de l'unité", a-t-elle souligné.

Dans Le Figaro, le patron de l'UDR Eric Ciotti, qui a quitté LR pour former une alliance à l'extrême droite avec le Rassemblement national, a critiqué les signatures de "parlementaires et de ministres" de son ancien parti au bas d'un "plaidoyer en faveur d’un candidat unique centriste".

"Si (le patron de LR) Bruno Retailleau prétend à l'Élysée, je prends le pari qu'il s'effacera devant Édouard Philippe, comme un  +cadeau de Noël+ préparé de longue date", a estimé le nouveau maire de Nice.

Bruno Retailleau a lui estimé qu'un "candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République", appelant à "une rupture radicale".