Quelle est la raison, et l’objectif, du salon «Papier d’Avenir» auquel vous avez participé, du 13 au 14 mars au centre de congrès Prouvé de Nancy, au même titre que les autres membres de Papest, le syndicat professionnel des fabricants de papier du Grand Est et de Bourgogne Franche-Comté ?
Les différents acteurs de la filière ont décidé de mutualiser leurs ressources pour mettre en place cet événement. Malgré la présence d’un CFA Papetier à Gérardmer, nous avons remarqué que la filière attire peu les jeunes, il manque chaque année une vingtaine d’étudiants. C’est un indicateur, cela devient préoccupant ! Le Grand Est est la première région papetière de France. Toutes les filières ont un besoin de compétences pour faire tourner leurs structures. À l'occasion de ce salon, nous avons proposé plus de deux cents emplois, stages et alternance.
Comment expliquez-vous ce «désaveu» pour votre filière ?
C’est d’abord une méconnaissance de nos métiers et une image obsolète du secteur de l’industrie en général. Ce salon a eu comme principal objectif de changer le regard sur l’industrie du papier. La filière se modernise, innove, s’inscrit dans le développement durable et l’économie circulaire et elle affiche de belles perspectives de carrière. Nous avons besoin de compétences à tous les niveaux, du technicien, au conducteur de machines en passant par des professionnels de la logistique, des ingénieurs et toutes les fonctions support qu’a besoin une entreprise.
Chez Lucart, vous avez récemment renforcer votre capacité de production sur votre site de Laval-sur-Vologne avec l’arrivée d’une nouvelle ligne pour la confection d’essuie-mains pliés, avez-vous trouvé les compétences nécessaires pour la faire tourner ?
Les cinq conducteurs de ligne nécessaires sont aujourd’hui en poste à temps plein et tout cela monte gentiment en puissance. Cette nouvelle ligne répond à une forte demande du marché et elle s’additionne à une amélioration générale du pilotage de notre site.
En octobre dernier, le groupe Lucart a annoncé la signature d’un accord pour l’acquisition d’une participation majoritaire chez Cartindustria Eurocarta, l’un des principaux transformateurs européens de produits pour le marché de l’hygiène professionnelle, quel est l’objectif de cette opération ?
Nous entendons renforcer notre présence sur le marché de l’hygiène professionnelle en confortant notre position de deuxième producteur de produits professionnels en Europe.