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L'inéligibilité requise contre Marine Le Pen n'est pas une "surprise", dit Tanguy (RN)

Les réquisitions d'une peine d'inéligibilité de cinq ans contre Marine Le Pen ne constituent pas une "surprise", a réagi mercredi le député...
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Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy, le 30 octobre 2025 à l'Assemblée nationale à Paris © Anne-Christine POUJOULAT

Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy, le 30 octobre 2025 à l'Assemblée nationale à Paris © Anne-Christine POUJOULAT

Les réquisitions d'une peine d'inéligibilité de cinq ans contre Marine Le Pen ne constituent pas une "surprise", a réagi mercredi le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy.

"Je ne pense pas qu'il y ait de surprise dans la prise de parole du procureur. Maintenant, la parole est à la défense", a-t-il dit sur TF1.

Jean-Philippe Tanguy s'est dit convaincu que Marine Le Pen serait finalement "innocentée avec nos amis".

Mardi, le parquet général a requis cette peine d'inéligibilité contre Marine Le Pen au procès en appel à Paris des assistants d'eurodéputés du Front national.

L'exécution immédiate n'a en revanche pas été réclamée, contrairement à sa condamnation en première instance l'année passée.

Mais cette peine, s'il elle était prononcée, l'empêcherait de candidater à l'Elysée en 2027 alors que l'extrême droite a le vent en poupe.

La décision de la cour d'appel, qui n'est pas tenue de suivre les réquisitions, doit être connue d'ici l'été.

Jean-Philippe Tanguy a estimé que les réquisitions s'étaient passées "de manière normale", contrairement à la première instance où il y avait eu "un certain nombre de faits troublants".

L'an passé, le parti à la flamme avait au contraire dénoncé avec véhémence une "tyrannie des juges", accusés d'"ingérence" dans le scrutin présidentiel.

Philippe Ballard, porte-parole du RN, a lui dit sur RMC que Marine Le Pen déciderait si elle peut se présenter en 2027 "après ce jugement" cet été.

"Les magistrats ont le sort de la présidentielle entre leurs mains", a-t-il ajouté.

Marine Le Pen a dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi". Les avocats de la défense doivent plaider à partir de mercredi, jusqu'au 11 février.