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La brasserie Les Apidés fait rayonner la bière artisanale

Lancée fin 2022 à Nogentel, la brasserie Les Apidés a enchaîné les projets au cours des trois dernières années. Une dynamique qui devrait se poursuivre en 2026. Après sa participation au Salon du Made in France en novembre dernier, elle s’apprête à lancer son site e-commerce.

Loïc Knota a ouvert sa brasserie il y a maintenant trois ans à Nogentel. (Aletheia Press/DLP)
Loïc Knota a ouvert sa brasserie il y a maintenant trois ans à Nogentel. (Aletheia Press/DLP)

Installée depuis trois ans à Nogentel, la brasserie Les Apidés s’est rapidement fait une place dans le paysage brassicole local. Avec ses quatre bières artisanales, disponibles en bouteilles et en fûts, Loïc Knota a su conquérir aussi bien des revendeurs locaux que des particuliers et des organisateurs d’événements. Cette année, Les Apidés ont participé pour la première fois au Salon du Made in France, en novembre dernier à Paris, avec la CMA Hauts-de-France. Une réelle fierté pour le brasseur, qui a pu mesurer l’engouement autour de ses produits. Une visibilité qui l’a encouragé à lancer prochainement un nouveau service : un site internet qui lui permettra d’élargir nettement sa zone de distribution grâce à la vente en ligne.

Devenir brasseur, un challenge réussi

C’est l’histoire d’une reconversion, celle de Loïc Knota, technicien sur commandes dans l’industrie, devenu brasseur presque par hasard en 2022. «J’ai travaillé quinze ans chez Westfalia Separator à Château-Thierry», explique-t-il. Racheté par Altifor Inovatech en 2018, le site est placé en liquidation judiciaire deux ans plus tard, et ses 101 salariés, licenciés. «Une dizaine d’années auparavant, j’avais découvert la bière au miel à Chambéry. En plaisantant, j’avais dit à ma femme que, si ça tournait mal à l’usine, c’est ce que je ferais», poursuit-il. Une boutade qui fait progressivement son chemin. «Il se trouve que mon père est apiculteur amateur et qu’il disposait d’un bâtiment derrière chez lui, assez grand pour accueillir une brasserie», se souvient Loïc Knota.

Sans emploi en janvier 2021, il entame dès le mois suivant une formation de brasseur à Paris. «Le formateur est devenu un ami. J’ai tout appris avec lui : brasser, mais aussi les bases du marketing et de la commercialisation. Ensemble, nous avons également réfléchi aux recettes que je voulais proposer», se souvient l’entrepreneur, qui se rend toutefois compte que «cela n’allait pas être simple». Ainsi naissent une bière blonde, une ambrée, une «exotique» aux arômes de houblon et la Roselle, une blanche parfumée aux graines de bissap. En parallèle, il trouve du matériel d’occasion et réhabilite entièrement le bâtiment situé derrière la maison de ses parents. Il rachète également quelques équipements de son ancienne entreprise lors d’une vente aux enchères. «Les premières bouteilles sont sorties fin septembre 2022 et les premières ventes ont eu lieu en octobre», se souvient Loïc Knota.

Des innovations au service de la production

Aussi méticuleux que créatif, le brasseur n’a cessé depuis d’améliorer son offre. «Pour répondre à la demande, notamment celle des comités des fêtes, j’ai commencé à proposer des fûts», explique celui qui a fait le choix de contenants en plastique recyclé. «C’est très léger et cela permet une conservation optimale de la bière, puisque le liquide est contenu dans une poche en aluminium et n’est jamais en contact ni avec l’oxygène ni avec le CO₂», détaille-t-il. Cette technique lui offre la possibilité de proposer à ses clients de ne régler que ce qu’ils ont consommé au-delà de 20 litres. «Les fûts pour les événements ont vraiment cartonné cette année, tout comme les marchés artisanaux. L’an prochain, je participerai aussi à mon premier festival», sourit-il.

«Cette année, je devrais produire près de 175 hectolitres. L’objectif est de dépasser les 200», précise-t-il, avant d’ajouter : «Mon optique, c’est de rester artisan et de proposer un produit de qualité. Je sais exactement ce qu’il y a dedans et comment il est fabriqué. L’idée est vraiment de conserver cet esprit-là et absolument pas d’aller vers l’industrialisation», conclut-il.