La CCI de l’Oise veut faire de 2026 une année offensive et utile
La cérémonie des vœux de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Oise s’est tenue le 14 janvier à Beauvais. Malgré un contexte incertain, ses représentants ne baissent pas les armes.
Résolument offensive ! La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l'Oise a tenu à montrer sa combativité à l'occasion de la cérémonie des vœux qui s'est tenue le 14 janvier à Beauvais. Au sein de l'Agrispace Massey-Ferguson, le président, Philippe Bernard, a déroulé sa feuille de route pour l'année à venir. Avec une ambition centrale : rester aux côtés des entreprises du territoire après une année 2025 qui, aux dires du président, «n'a pas été une année confortable», mais qui a été pour l'organisme consulaire «une année de terrain, d'engagement et de résistance».
D'après les comptes de l'année, 4 000 entreprises, tout secteur confondu, ont été accompagnées. Ce soutien va de la conduite de projets à la transmission, en passant par l’accompagnement des ressources humaines. «Quand une entreprise a besoin d’appui, elle trouve une porte ouverte à la CCI, et pas un répondeur automatique», a insisté le président.
Un apport technique et moral indispensable dans ces années mouvementées. «Certaines réunions étaient plus des rendez-vous psychologiques qu'économiques», a relevé l'élu consulaire. La formation a constitué un autre axe majeur de l’action consulaire, avec plus de 2 200 personnes formées et 710 apprentis accompagnés. «Former, ce n’est pas spectaculaire. Mais ne pas le faire finit toujours par se payer», a imagé Philippe Bernard.
Un tissu économique solide et innovant
Ces enjeux d'accompagnement et de formation, Philippe Bernard les a évidemment renouvelés pour 2026, tant ils représentent le cœur de l'action de la CCI. Et il y a adjoint quelques priorités. D'abord la reprise et la transmission des entreprises. «Nous ferons de cet enjeu une priorité stratégique, en accompagnant les cédants, les repreneurs et les projets solidaires, a déclaré le président de la chambre. Derrière, il y a des emplois, des savoir-faire. Une entreprise qui se transmet, c'est une entreprise qui continue. Une entreprise qui disparaît, faute de repreneurs, c'est une richesse qui s'efface, un territoire qui peut s'effacer».
En outre, la chambre de commerce compte bien accompagner les entreprises dans leur développement. Intelligence artificielle, cybersécurité, gestion des appels d'offres, mais aussi ouverture à l'export font partie des pistes que la CCI poussera durant l'année. Le tout en s'appuyant évidemment sur les clubs et réseaux. «Un dirigeant isolé ne prend jamais les meilleures décisions» a encore pointé Philippe Bernard.
Lien entre décision publique et terrain économique
Au cœur d'une année électorale, l'organisme consulaire compte bien aussi travailler au renforcement de ses partenariats avec les collectivités locales «La CCI restera le trait d'union entre le terrain économique et la décision publique. Celle qui rappelle que derrière chaque dossier, il y a une entreprise et un dirigeant qui n'a souvent pas le luxe d'attendre».
Prenant la parole à son tour, Frédéric Bovet, secrétaire général de la préfecture, a quant à lui reconnu une période «difficile», marquée par l’instabilité politique, la pression internationale et l’incertitude économique. Il a toutefois tenu à délivrer un message clair : «l’État sera toujours présent à vos côtés». L'avenir le dira.
Pour Aletheia Press, Benoit Delabre