Vendredi noir sur les routes le 26 janvier pour une journée d’action choc des agriculteurs dans un bras de fer engagé aujourd’hui avec le gouvernement. Les raisons de la colère, elles sont nombreuses tout comme les revendications. Obtenir une meilleure rémunération, voir le maintien de la détaxation du gasoil non routier, une simplification des normes environnementales en passant par la fin des contrôles intempestifs ou encore un meilleur accès à l’eau et la non interdiction des produits phytopharmaceutiques s’il n’existe pas de solutions alternatives. Un malaise du monde agricole certain qui pourrait bien en révéler d’autres.
Si la colère est aujourd’hui dans le pré, elle pourrait vite se répandre ailleurs et à une vitesse grand V. La convergence des luttes est loin d’être une simple vue de l’esprit. Dans un contexte conjoncturel général de défiance, d’annonces en tous genres de hausse continuelle, d’un climat morose, et d’une possible paralysie de bon nombre de pans de l’activité économique, tout le monde garde encore à l’esprit le mouvement des Gilets Jaunes. La suite tout le monde la connaît, il y aura fallu une crise sanitaire pour le voir réellement s’estomper.
L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. La mobilisation des agriculteurs pourrait n’être que le début d’un mouvement plus général. Certains l’espèrent, y poussent, sans parler de la récupération politique. Le terreau est fertile, tous les ingrédients sont réunis. La situation apparaît être à surveiller comme le lait sur le feu....